AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

  • Démolition de la Ferme du Pèlerin : mobilisation (3)

    La demande de permis d’urbanisme pour raser la ferme et construire en retrait de la route quatre maisons jumelées, ainsi que deux garages a fait l’objet d’un refus du Collège de la Ville Wavre en date du 10 novembre 2017.

    La décision du Collège tient compte des réclamations de 66 riverains mais également des avis sollicités par la ville notamment de la Direction des Routes du Brabant Wallon, d’Infrabel, de la Région Wallonne/département de la ruralité et des cours d’eau, ainsi que du Fonctionnaire délégué.

    La décision est un refus du permis d’urbanisme ! Un recours peut être introduit par le demandeur pendant 60 jours. On lit cependant en page 9 de la délibération du Collège que la parcelle concernée est enclavée entre la voie ferrée et la nouvelle voirie d’accès à la gare de Profondsart et qu’une modification à terme du statut de cette zone est envisageable … En clair, une porte reste entre-ouverte, mais cela prendra du temps. Une révision du statut de la zone comprise entre la voie et la rue menant à la gare de Profondsart pourrait être étudiée. Nous devons donc rester attentifs.

    Les spéculations immobilières sont fortes dans notre région. Il est important de préserver les zones vertes et agricoles, c’est ce que nous défendons chez PROXIMITÉ.


    Thierry Bennert copie.jpgThierry BENNERT

     

     

     

     

     

     

     

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  • Arbres et haies remarquables (3)

    Avenue de Montalembert 10.2010 © Eric de Séjournet.jpgIn fine (1), PROXIMITÉ a obtenu ce que la Commune de Rixensart n’a jamais publié … la liste officielle des arbres et haies remarquables à Rixensart, mise à jour en 2012. Cette liste a été approuvée par arrêté ministériel du 8 janvier 2013, paru le 22 février 2013 au Moniteur belge.

    ◼︎ Liste des 53 sites rixensartois, genvalois et rosiérois | Cliquez ici.

    Quant à la question écrite introduite le 31 mai 2017 par PROXIMITÉ (1), la Commune de Rixensart semble avoir eu des difficultés à répondre précisément à nos interrogations. Nos lecteurs trouveront ci-après (2) la réponse intégrale du Collège, que nous résumons d’abord :

    - Depuis 2013, 491 demandes de permis d'abattages/élagages ont été introduites. Pour chaque demande, un agent spécifique du service communal des espaces verts se rend sur place et rédige un avis argumenté pour le Collège communal.

    - Le Collège estime que la part d'arbres et de haies remarquables pour laquelle la Commune sollicite une demande de permis d'urbanisme pour l'abattage ou l'élagage est de 1 à 2 par an. Le nombre de permis d'urbanisme refusés par le Collège communal après avis du Service Public de Wallonie/DG03-Direction de la Nature et des Forêts peut être estimé à 2% du nombre total de permis introduits depuis 2013.

    - L'abattage, le préjudice porté au système racinaire ou la modification de l'aspect d'un arbre remarquable ou d'une haie remarquable sont soumis à permis d'urbanisme.

    - L'accord du propriétaire est nécessaire pour élaguer un arbre remarquable.

    - L'agent constatateur communal n'est pas habilité à dresser procès-verbal de constat d'infraction dans la mesure où il s'agit d'infractions urbanistiques et non environnementales. Dans ce cas, seule l'éco-conseillère désignée à cet effet peut verbaliser.

    Sensibilisons les Rixensartois à protéger ce patrimoine naturel !  

    Collage_Fotor.jpgEric de SÉJOURNET & Thierry BENNERT

     

     

     

     



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    (1) BENNERT Thierry (PROXIMITÉ), Arbres et haies remarquables : question écrite adressée au Collège des Bourgmestre et Echevins, 31 mai 2017 (voir Carnets de Proximité du 3 juin 2017)
    (2) COMMUNE DE RIXENSART, Questions écrites relatives aux arbres et haies remarquables (abattages/élagages), 23 octobre 2017
    (3) Photo | Avenue de Montalembert 10.2010 © Eric de Séjournet

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  • Réduisons la pollution lumineuse

    carte_pollution_lum_500-f77c4.pngLors de Rixensart en Fête, PROXIMITÉ a rencontré Christiane Boehm, membre du Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN). En janvier 2017, elle a publié un dossier consacré aux conséquences de l’excès d’éclairage, à savoir la sur-illumination, l’éblouissement et la lumière intrusive. Elle écrit : « Cette forme de pollution, encore mal connue, a des répercussions sur la santé humaine et sur les écosystèmes. 80 % des espèces sont touchées par la pollution lumineuse qui augmente chaque année » (1). Son crédo est simple : « Lutter contre la pollution lumineuse, ce n’est pas cesser d’éclairer, mais mieux éclairer ! » Et de prôner des solutions simples en respectant les cinq principes de l’éclairage intelligent : 


    1. Bien évaluer le besoin
    2. Ajuster l’orientation
    3. Réduire l’intensité
    4. Contrôler la période
    5. Limiter la lumière bleue

    A l’instar du PCDN, PROXIMITÉ souhaite que dans la commune de Rixensart ces grands principes s’appliquent aux bâtiments communaux, statues, arbres, ronds-points, églises, etc…

    Aussi, le Conseil de PROXIMITÉ a-t-il adopté le 4 octobre 2017 la résolution suivante :

    « Soucieux des impacts sur la biodiversité et les paysages nocturnes, sur le sommeil et la santé des habitants, soucieux des économies d'énergies, de la limitation des gaz à effet de serre induits, ainsi que de la capacité d'observation du ciel nocturne pour les générations actuelles et à venir (2), PROXIMITÉ adoptera des solutions d’éclairage mieux adaptées qui réduisent la pollution lumineuse et génèrent des économies : 


    - réduction de l’intensité de l’éclairage public à certaines heures de la nuit (exceptés les endroits où prévaut la sécurité des citoyens et de leurs biens),
    - limitation de diffusion lumineuse vers le ciel,
    - règlementation des écrans LED pour l’affichage publicitaire,
    - lutte contre le gaspillage énergique en adaptant les anciens luminaires publics
    - attention particulière au choix de lampes LED à faible émission dans le bleu ».

    En aménagement du territoire, les élus de PROXIMITÉ tiendront donc compte de la problématique de l’éclairage LED (3), en évitant toute pollution lumineuse vers le haut, en trouvant le bon compromis entre « se sentir en sécurité » et « éclairer discrètement », en réfléchissant sur les trois facettes du problème : factures d’achat et d’utilisation, et facture pour notre environnement. Dans le cadre de la rénovation de la Place de Bourgeois, la Commune de Rixensart a présenté récemment un avant-projet. Et Michel WAUTOT (PROXIMITÉ) de rassurer, la commune a déjà pris des dispositions afin de réduire les nuisances lumineuses. Sans compter que pour l’église Saint-François-Xavier, la convention 'Combles et clochers' signée par notre commune en 1996 (4) sera respectée.


    20130822 Eric dSdR © Isaline de Vuyst-001 copie 4.jpgEric de SÉJOURNET

     

     



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    (1) BOEHM Christiane, ⤷ L’éclairage, un problème ? in ⤷ www.rixnature.be, janvier 2017

    (2) Le ciel nocturne a été classé patrimoine mondial de l'Unesco
    
(3) Rixnature, ⤷ Les dangers de la lumière bleue
    (4) Ibid., ⤷ Combles et clochers
    (5) Photo | AVEX (association d’astronomes du Venin, France), Carte d’Europe, 2016

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  • Démolition de la Ferme du Pèlerin : mobilisation (2)

    828 Ferme du Pèlerin 8.2017 © Monique D'haeyere 0.jpgMerci pour votre mobilisation ! De nombreux riverains de la rue des Bleuets, du quartier de Froidmont, du quartier Bel-Air mais également des avenues Fond Marie Monseu et Pèlerin se sont mobilisés pour manifester leur inquiétude face à ce projet immobilier. Beaucoup ont écrit directement à la Ville de Wavre. Certains riverains ont préféré remettre à PROXIMITÉ une lettre signée. Celles-ci ont été déposées dans les délais à l’Administration communale de Wavre. Une copie de celles-ci a également été transmise à l’attention du Collège des Bourgmestre et Échevins de Rixensart.

    Le dossier est maintenant analysé par la Ville de Wavre et devrait être transmis prochainement pour avis au département Agriculture de la Wallonie.

    En attendant, les riverains rencontrés nous ont fait part de leur inquiétude à propos de l’insécurité des usagers faibles, rue des Bleuets. A ce propos, je suis intervenu au Conseil communal du 20 septembre 2017 (voir mon prochain compte-rendu dans les Carnets de Proximité).

    Thierry Bennert copie.jpgThierry BENNERT

     

     

     

     

     

     

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    Photo | Ferme du Pèlerin 2017 © Monique D'haeyere

    Thématique | AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, MOBILITÉ Édition | Eric de Séjournet © 2007-2017
  • La mobilité, un ordre du jour inépuisable

    Au nom de PROXIMITÉ, Michel WAUTOT a présenté au groupe de travail Mobilité du 5 septembre 2017 plusieurs points qui, sans être exhaustifs, posent problème dans notre commune.

    Rue du Cerf 8.2017 © Proximité Claude Romal et Thierry Bennert.jpg
    Rue du Cerf à Genval

    Photos | 8.2017 © Thierry Bennert & Claude Romal


    1. PROXIMITÉ a émis des réserves quant aux récents aménagements faits en voirie à la rue du Cerf à Genval, entre le funérarium Mathy et l’IMPS/Pont de Marie Vatch : piste cyclable partielle, vitesse des camions, risque accru de collision, …. Plusieurs membres de PROXIMITÉ sont descendus sur les lieux et ont constaté que le risque de collision frontale est accru. Selon des riverains, « ce qui a été réalisé par la Commune est encore plus dangereux qu’avant ». Qui plus est, « personne n'ose se garer sur les nouveaux emplacements de peur de retrouver la voiture abimée ». Ajoutez à cela la visibilité limitée, - à cause de la longueur de l'emplacement pour voitures, la largeur du stationnement insuffisante pour des camionnettes, vitesse excessive des véhicules descendant la rue du Cerf (1), sans oublier le passage pour piétons qui ne donne pas sur un trottoir (2). Quant au  mini tronçon de piste cyclable, - qui est ensuite interrompu, il laisse les cyclistes perplexes (3).

    Pour Michel WAUTOT (PROXIMITÉ), la meilleure solution est de mettre en place une vraie chicane de part et d’autre de la voirie, sans parking, et avec un couloir de sécurité de chaque côté pour les vélos.

    Réponse de la Commune : « Sur base des remarques émises, la Cellule Mobilité va revoir sur place le problème ».
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(1) la position actuelle de la chicane ‘favorise’ la vitesse des camions descendants

    (2) le trottoir est en attente car il est situé sur un terrain appartenant à la SNCB. Cette dernière a été contactée.
(3) le « bout » de piste cyclable est uniquement destiné à la sauvegarde des cyclistes, à cet endroit, en leur signalant qu’ils ne doivent pas passer à l’extérieur de la chicane et en avertissant les « stationneurs » qu’ils doivent laisser libre ce couloir. 

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    Carrefour rond-point av. Boulogne-Billancourt rue du Monastère 8.2017 © Sophie Hautain Nélis 0.JPGRond-point des Bénédictines
    Photo | 8.2017 Membre de Proximité 


    2. Depuis sa mise en service, le Rond-point des Bénédictines, à l’avenue Boulogne Billancourt et la rue du Monastère, constitue un danger, notamment pour les usagers faibles : le sens giratoire n’est pas respecté par de nombreux automobilistes. Réponse de la Commune : « L’aménagement d’un nouveau rond-point y est prévu, il sera une des charges d’urbanisme du futur lotissement » (3). En attendant, PROXIMITÉ estime qu’il faut accentuer la visibilité du rond-point en plaçant en son centre des signaux D5.
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    (3) nouveau lotissement, il s'agit de l'ancien terrain de football et des champs rue du Monastère en face des Bénédictines. Le terrain donne également sur l'avenue Boulogne Billancourt à hauteur du carrefour Bel-Air.

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    Carrefour av. de Villefranche et Boulogne-Billancourt 8.2017 © Sophie Hautain Nélis.JPG

    Carrefour du Château Vert
    Photo | 8.2017 Membre de Proximité 

    3. Un autre carrefour qui mériterait plus de sécurité est celui dit du ‘Château Vert’ à hauteur de la N275 et de l’avenue Boulogne-Billancourt et la chaussée de Wavre. Quand on vient de la chaussée de Wavre, il n'y a aucune visibilité pour emprunter ce carrefour et le miroir placé n'est pas aidant. Réponse de la Wallonie, qui est responsable de cette voirie : « Le projet de rond-point est abandonné. Des travaux d’aménagement sont à l’étude ». PROXIMITÉ se demande toutefois pour quand ?

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    Carrefour ch. de Lasne rue Saint-Roch 8.2017 © Sophie Hautain Nélis.JPG

     Carrefour de Bourgeois
    Photo | 8.2017 Membre de Proximité 

    4. Autre carrefour dangereux, celui à Bourgeois entre les chaussées de Wavre et de Lasne. En effet, quand on vient de la chaussée de Wavre, il n'y a aucune visibilité et le miroir existant est peu aidant. PROXIMITÉ suggère qu'on y mette au minimum un panneau lumineux clignotant annonçant un carrefour dangereux. Réponse de la Commune : « Une recherche de miroir plus adéquat sera effectuée, mais le placement de panneaux clignotants n’est pas prévu.


    20130822 Eric dSdR © Isaline de Vuyst-001 copie 4.jpgEric de SÉJOURNET

    Thématique | AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, MOBILITÉ, TRAVAUX Édition | Eric de Séjournet © 2007-2017
  • La Place de Bourgeois repensée

    Projet 30 août 2017 Place de Bourgeois Agora.jpg

    Le point d’orgue du Conseil communal du 30 août dernier fut la présentation du projet de l’aménagement de la Place Cardinal Mercier à Bourgeois. Après plusieurs années de détermination et de persévérance, Michel WAUTOT (PROXIMITÉ), par ailleurs Président de l'asbl Hommes et Patrimoine, a grandement contribué à mener ce dossier à bon terme.

    Le groupe de travail communal, dont Michel WAUTOT (PROXIMITÉ) et Eric de SÉJOURNET (PROXIMITÉ) ont fait partie, a longuement planché sur l’avant-projet de la rénovation de cette place dite « de Bourgeois », quitte à revoir les plans initiaux, quand il a fallu tenir compte de la décision du Club de balle pelote de Bourgeois de jeter l’éponge. Tous les paramètres, tels que la mobilité, la sécurité routière, les espaces verts, les accès à l’école et à l’église Saint-François-Xavier, ont été pris en considération.

    Quelques options retenues :

    - concentrer le trafic sur un côté et favoriser un trafic plus doux, à 20 km/h sur les deux autres côtés du triangle formant la place

    - maintenir le double sens de circulation le long de l'école communale renforcer à hauteur de l’école la sécurité des écoliers par le marquage du passage pour piétons, en insérant un ralentisseur naturel (rétrécissement de la voirie)

    - structurer la partie centrale de la place par une haie d’arbres palissés

    - rendre l’église occasionnellement accessible par les voies latérales pour des mariages ou des enterrements remplacer en partie les arbres actuels par une haie d'arbres palissés

    - choisir le revêtement des vieux pavés qui marqueront les espaces de parking à hauteur des voiries

    - verduriser l’arrière de la place tout en conservant un revêtement de sol minéral non-drainant autour de l’église, afin de préserver la stabilité de cette dernière.

    Le 30 août 2017, l’avant-projet a été adopté à l’unanimité par le Conseil communal.

    A ce jour, le site Internet de la commune n’a pas encore publié les illustrations de cet avant-projet.

    20130822 Eric dSdR © Isaline de Vuyst-001 copie 4.jpgEric de SÉJOURNET

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  • Arbres et haies remarquables (2)

    arbres remarquablesSuite à la question écrite adressée le 31 mai 2017 aux Bourgmestre et Echevins à propos des arbres et haies remarquables dans notre commune (voir Carnets de Proximité du 3 juin 2017), Thierry BENNERT (PROXIMITÉ) informe ne pas avoir encore reçu de réponse écrite, mais bien un appel téléphonique de l’Administration communale. Elle dit préparer la réponse, mais dispose de certains éléments contradictoires qu'elle doit vérifier. Elle s'engage à répondre pour fin septembre 2017.

    PROXIMITÉ fait remarquer que le délai légal pour une réponse à une question écrite d’un conseiller communal est de 30 jours … mais qu’il n’y pas péril en la demeure. Le décès du Bourgmestre Jean Vanderbecken en juin et les vacances d’été expliquent le dépassement de ce délai.

    Nous signalons au passage que du 27 au 29 octobre prochain, le Service Environnement communal organise à la Bibliothèque Communale de Genval une exposition consacrée à « Ces arbres témoins de notre histoire ».

    A suivre …


    arbres remarquablesEric de SÉJOURNET

     

     

     


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    Photo | Les Six Hêtres Rixensart © de SÉJOURNET Eric

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  • Démolition de la Ferme du Pèlerin : mobilisation

    20170825 Ferme du Pèlerin (montage).jpg

    La Ferme Vanneste, dite du Pèlerin, comporte un bâtiment de ferme, logis et dépendance, potager et prairies à chevaux, le tout situé en zone agricole à hauteur du pont du Pèlerin (rue des Bleuets / avenue de Nivelles sur le territoire de Limal-Wavre).

    En mai 2015, les riverains de la rue des Bleuets s’étaient déjà inquiétés car le fermier avait demandé auprès de la Ville de Wavre une autorisation pour démolir la ferme et les dépendances et pour y construire, 10 logements groupés de 750 m². Le promoteur assurait que les activités agricoles seraient maintenues.

    Soutenus par PROXIMITÉ, plusieurs voisins s’étaient mobilisés. Ils ont rappelé que

    1. la ferme est située dans une zone agricole (cfr Plan de Secteur) et que les constructions autorisées doivent être en rapport avec l’activité agricole.

    2. le site avait fait l’objet début des années 2000, d’une demande de régularisation d’activités d’entreposage, d’enfouissement, de recyclage et d’incinération de déchets. Heureusement, la mobilisation du quartier avait réussi à éviter que cette activité soit acceptée. Le site avait ensuite partiellement retrouvé sa vocation agricole. Plus tard, la construction de la voirie RER a partiellement permis le nettoyage de la zone.

    Fin 2015, le département Agriculture de la Région Wallonne remettait un avis négatif à la demande de construction de 10 logements, confirmant qu’une zone agricole ne pouvait faire l’objet de constructions sans rapport avec l’activité prévue par le plan de secteur.

    Aujourd’hui, le quartier se mobilise à nouveau ! En effet, une nouvelle demande de permis d’urbanisme a été déposée pour raser la ferme et construire en retrait de la route quatre maisons jumelées, ainsi que deux garages au bord de la rue. Le dossier peut être consulté au service Urbanisme de la Ville de Wavre.

    Il s’agit d’une démarche comparable à celle de 2015. Le projet est cependant d’ampleur plus faible (450 m2 au sol). Les réactions doivent être transmises au Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Wavre (urbanisme@wavre.be) au plus tard pour le 1er septembre 2017, afin de leur rappeler que la ferme se trouve dans une zone agricole et que les constructions autorisées doivent être en rapport avec l’activité agricole. Y déroger constituerait un dangereux précédent. Je vous recommande également de mettre en copie le Collège des Bourgmestre et Echevins de Rixensart afin de les sensibiliser à ce dossier (voir ma proposition de modèle de lettre : cliquez ici).

    Les spéculations immobilières sont fortes dans notre région. Il est important de préserver les zones vertes et agricoles, c’est ce que nous défendons chez PROXIMITÉ.

    Thierry Bennert copie.jpgThierry BENNERT

     

     

     

     

     


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    PHOTO | Ferme du Pèlerin 2018 © Thierry Bennert (+ Google Satellite)

    Thématique | AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, MOBILITÉ Édition | Eric de Séjournet © 2007-2017
  • Arbres et haies remarquables (1)

    Rue du Plagniau à Rixensart 2011 © Eric de Séjournet.JPGAu Collège des Bourgmestre et Échevins,

    En raison de leur valeur esthétique ou paysagère, les arbres et haies remarquables jouent un rôle considérable dans le maintien et l’amélioration du cadre de vie. Ils ont payé un lourd tribut à l’extension de l’habitat et à la péri-urbanisation de nos campagnes. Une réglementation wallonne, dense et éparse, tente de préserver ce patrimoine.

    En avril 2013, l’Union des Villes et Communes de Wallonie a édité un intéressant article intitulé ‘Actes et travaux relatifs aux arbres - Aperçu de la réglementation applicable’ (2). Il vise à donner un aperçu global et cohérent en abordant successivement les questions relatives aux permis d’urbanisme, aux autres régimes d’autorisation, aux interdictions particulières, pour finir par un point sur les distances et hauteurs de plantation.

    PROXIMITÉ souhaite aborder la question des arbres et haies remarquables et connaître les efforts consentis par la Commune de Rixensart afin de préserver ce patrimoine bien fragile.

     

    QUESTIONS DE CONSEILLER (3)

    1. Les arbres et haies remarquables existants sur le territoire de notre commune sont identifiés sur le portail cartographique de la Région wallonne. Quel est leur nombre ? Pourrait-on disposer de l’inventaire de nos arbres remarquables ?

    2. L’abattage ou la modification de l’aspect d’un ou plusieurs arbres et haies remarquables, figurant sur la liste arrêtée par le Gouvernement, nécessite l’obtention d’un permis d’urbanisme (autorisation délivrée par le Collège communal) soumis à l’avis du Département de la Nature et des Forêts (cfr Art. 84 du Code Wallon de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et du Patrimoine - CWATUP)

    a. Depuis 2013, quel est le nombre (par année) de demandes d’abattage ou d’élagage qui ont été introduites afin d’obtenir un permis d’urbanisme ?

    b. Quel est le nombre de permis d’urbanisme qui ont été délivrés par le Collège communal, après avis du Département de la Nature et des Forêts ? Quelle est la part d’arbres et haies remarquables dont la commune est elle-même propriétaire ?

    c. Quel est le nombre de permis d’urbanisme qui ont été refusés par le Collège communal, après avis du Département de la Nature et des Forêts ? Quelle est la part d’arbres et haies remarquables dont la commune est elle-même propriétaire ?

    d. Quel est le nombre de permis d’urbanisme non délivrés pour cause d’interdiction de bâtir à moins de 5 m de l’aplomb de la couronne des arbres remarquables ? Quelle est la part d’arbres et haies remarquables dont la commune est elle-même propriétaire ?

    e. Qui est propriétaire des arbres remarquables suivants

    - ceux sis rue de l’Eglise, sur le parking de l’église Sainte-Croix
    - ceux sis rue de l’Eglise, derrière le Monument Félix de Merode
    - le Marronnier d’Inde, sis rue du Plagniau 1 ?

    f. Un permis d’urbanisme est-il requis pour tout travail à un arbre remarquable ? Y-a-t-il des exceptions et lesquelles ?

    g. Peut-on demander de faire élaguer un arbre remarquable sans l’accord du propriétaire ?

    h. L’Agent constatateur communal est-il compétent dans une affaire d’abattage ou d’élagage d’arbre remarquable ? Peut-il dresser un procès verbal ?

    La réponse écrite du Collège sera connue début juillet et publiée dans nos colonnes.

    Collage_Fotor.jpgEric de SÉJOURNET & Thierry BENNERT

     

     

     

     



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    (1) Photo | rue du Plagniau à Rixensart 2011 © Eric de Séjournet
    (2) RANSY Arnaud, Actes et travaux relatifs aux arbres - Aperçu de la réglementation applicable, in Focus, UVCW, n° 877 d’avril 2013
    (3) Cette question écrite (4) a été préparée par Eric de SÉJOURNET et, introduite le 31 mai 2017 par Thierry BENNERT, conseiller communal PROXIMITÉ.
    (4) Moniteur belge du 26 avril 2012, Code de la démocratie locale et de la décentralisation

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  • Transformation et agrandissement de l'ancien presbytère Sainte-Croix

    Projet Presbytère Sainte-Croix Rue de l'Eglise à Rixensart (Notre Maison) (1).jpg

    Début avril 2017, la Commune de Rixensart annonça que la société Notre Maison avait introduit une demande de Certificat d’Urbanisme N° 2 (1) tendant à transformer et à agrandir l’ancien presbytère Sainte-Croix, sise rue de l’Eglise à Rixensart en vue d’y créer 11 logements à loyer modéré. La philosophie du projet est de valoriser le patrimoine historique de ce bâtiment en restaurant les 3 façades principales, et d’ajouter à l’arrière de la bâtisse une extension contemporaine adaptée au mode de vie actuel.

    PROXIMITÉ relaie l’alerte lancée le 11 avril 2017 par Michel WAUTOT, conseiller communal Proximité et président de l’asbl Hommes et Patrimoine :

    "Nous pensions pouvoir nous réjouir de voir ce dossier, que nous suivons avec la Commune depuis 2005, trouver une solution dans le cadre du processus de la Région wallonne qui permet la création de logements sociaux lorsque qu’une société wallonne de logements restaure un bâtiment ayant une valeur architecturale.

    Hélas, l’avant-projet architectural du bureau ABR, proposé par la société Notre Maison, n’a plus grand chose à voir avec un aménagement réussi du territoire.

    Depuis des décades deux conceptions de la restauration s’opposent. Celle de Viollet-le-Duc qui restaure et/ou agrandit à l’identique et celle qui veut marquer l’intervention de l’architecte-restaurateur par une architecture différenciée de l’ancienne. Cette seconde tendance, à la mode aujourd’hui, ne présente pas toujours des réussites. Pour nous c’est le cas dans le cadre de l’agrandissement du presbytère.

    L’incrustation d’un cube recouvert de bois, dans un bâtiment datant de 1779 et repris dans « Le Patrimoine Monumental de la Belgique» (volume 2 - page 485), est sans doute une solution facile, mais porte atteinte, architecturalement et esthétiquement, tant au presbytère, qu’au château. En outre, il est manifeste que la notion de périmètre protégé autour d’un site classé, ici le château de Merode, patrimoine exceptionnel de Wallonie, a été escamotée.

    Nous ne sommes pas systématiquement opposés à la rencontre entre deux architectures, mais pas n’importe où.

    Nous ne pouvons que conforter la délibération du Collège du 22 mars 2017, qui considère que le permis ne peut être accordé en raison de :

    - l’art.330-2°-11° et 12° du Code wallon de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et du patrimoine ;

    - des 10 dérogations, au Règlement communal d’urbanisme, concernant l’aire 4 rurale, en zone de protection paysagère :

    1) profondeur du volume secondaire (bâtiment en bois) ;
    2) largeur de la façade du volume secondaire ;
    3) hauteur sous acrotère (muret en bordure de toiture) du volume secondaire ;
    4) toiture plate du volume secondaire ;
    5) maçonneries non traitées avec le même matériau ou la même combinaison de matériaux ;
    6) bardage en bois de plus de 40% de la superficie des façades ;
    7) emplacement de stationnement inférieur à un par logement ;
    8) absence de citerne à eau de pluie de minimum 6000 litres ;
    9) absence de local au dépôt temporaire des déchets ménagers ;
    10) première chambre du premier et du second étage inférieure à 14m2

    - des dérogations au règlement général sur les bâtisses:

    1) accessibilité et usage des espaces et bâtiments ou parties de bâtiment ouverts au public ou à usage collectif par les personnes à mobilité réduite ;
    2) absence d’emplacements de stationnement d’une largeur minimale de 3,30 mètres à proximité de la sortie du parking ou de l’entrée du bâtiment.

    Nous considérons également qu’édifier 11 appartements dans cette zone où, tant dans le noyau ancien de Rixensart (rue de l’Eglise, Hautfenne…), en dehors de la zone de centre, que des quartiers proches, on ne trouve que des maisons unifamiliales ou au maximum des maisons de 2 à 3 logements, est inadapté et constitue un précédent dangereux.

    Nous pensons qu’il y a parfaitement moyen de restaurer l’ancien bâtiment (ce qui est le point positif du dossier) et de l’agrandir de façon harmonieuse. Mais bien sûr cela suppose des contraintes architecturales et environnementales qui n’existent pas dans le cas de ce cube bardé de bois. Cube que l’on retrouve depuis des années dans la majorité des demandes d’extension, non pour sa qualité esthétique mais pour son coût moindre et son côté « vite fait-bien fait ».

    Actuellement se termine le bâtiment de l’ancienne école de Genval. L’association Hommes et Patrimoine, avec la collaboration du Cercle d’Histoire et du Comité de l’avenue des Combattants, avait obtenu de refaire la façade à l’identique. Le bureau Bodart a très bien réussi l’intégration de l’ancienne façade dans le nouveau bâtiment. Il est donc possible de marier ancien et moderne.

    Nous croyons que notre Commune a le droit d’avoir une architecture qui la valorise".

    PROXIMITÉ vous invite à participer à l'enquête publique en écrivant au Collège des Bourgmestre et Echevins - Maison communale - avenue de Merode 75 à 1330 Rixensart. Vous pouvez, vu le peu de temps qui reste, déposer votre lettre dans la boîte de la maison communale (porte en bois dans la façade latérale).

    En cliquant ici vous trouverez un modèle de lettre préparé par Hommes et Patrimoine que vous pourrez adapter. Attention après le 18 avril 2017 les lettres ne seront pas prises en compte.

     

    

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    (1) Un Certificat d’Urbanisme N° 2 a pour but de sonder la commune quant à un projet urbanistique. Le CU2 précède généralement la demande du permis d’urbanisme classique.

    rixensart,presbytère sainte-croix,rue de l'église

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  • Motion "Gares de Rixensart et Genval"

    5. Gare de Rixensart (projet Eurogare) - copie.jpg

    A l'initiative du groupe Ecolo, les élus rixensartois se sont penchés sur une motion relative à la réalisation des travaux de sécurité et de confort aux accès et d’un maintien d’un service voyageurs de qualité aux gares de Genval et de Rixensart. Elle a été votée le 26 octobre 2016 par le Conseil communal et a été transmise à la Direction d’Infrabel et aux Ministres fédéraux et régionaux ayant la mobilité dans leurs attributions.

    Se faisant l’interprète de la population, le Conseil communal demande à Infrabel d’avoir des garanties formelles, avec un planning précis, sur la bonne exécution des travaux suivants :

    - le placement des ascenseurs pour un accès sécurisé aux transports publics de toute personne, y compris les personnes à mobilité réduite;

    - les aménagements assurant la sécurité et le confort indispensables lors de l'accès aux quais et aux abords des gares (hauteur, largeur des quais et des accès, auvents, range-vélos, salle d'attente ... ) ;

    - la construction de la gare de Rixensart, avec implantation d'un guichet pour les voyageurs (*);

    - la mise en place d'un service clientèle de qualité pour les deux gares.

    Par contre, l’implantation d’un guichet pour les voyageurs (voir * ci-dessus) a fait l’objet d’un amendement qui n’a pas fait l’unanimité : par 15 voix pour, 4 voix contre (Messieurs Vanderbecken, Remue, Madame Van den Eynde, et Monsieur Hanin) et 6 abstentions (Messieurs Garny, Pirart, Anastasiades, Madame Léonard, Messieurs Van Loo et Cardon de Lichtbuer).

    __________
    TITRES DE LA PRESSE > Une motion pour une vraie gare à Rixensart (La Libre Belgique, 8 novembre 2016) +  Une nouvelle gare pour Rixensart, une motion a été votée par les membres du conseil communal rixensartois (La Dernière Heure, 8 novembre 2016)

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  • Ne cédons pas à la pression foncière (2)

    Dans un communiqué du 21 mai paru dans les Carnets de Proximité et adressé à tous les chefs de groupe,  PROXIMITÉ plantait déjà le décor : le groupe ne cautionnera pas le projet d’échange de m2 sur l’ancien site des Papeteries de Genval (1).

    Lors du Conseil communal du 25 mai 2016 (2), l’Echevin de l’Urbanisme (NAPMR) expliqua brièvement qu’en 2009 la commune avait acquis un entrepôt de 1000 m² et que des pourparlers avaient abouti à une possibilité d’échange contre 3 surfaces d’entrepôts et un local à front de la rue des Ateliers. A la clef … de nouvelles constructions d’appartements dans le quartier.

    L’enjeu est donc de taille, tant en matière urbanistique, de densité que de mobilité.

    Dans une première intervention, PROXIMITÉ a expliqué le point de vue de son groupe et demandé ce que la commune avait fait de cet entrepôt de 1000 m2 acquis en 2009 « pour cause d’utilité publique ». Réponse du Collège : « L’espace, propriété de la commune, sert à entasser divers matériels hétéroclites, sans valeur ni utilité. Nous destinons les ateliers/locaux échangés à des services à la population, tels qu’une maison de quartier, salle polyvalente, … »

    Des projets louables certes, mais peu cohérents avec la décision du Collège qui, il y a à peine cinq mois, refusa une première demande de 23 nouveaux appartements, également sur le site des papeteries. Eric de SÉJOURNET (PROXIMITÉ) s’est rendu sur place et fit part de ses observations : « Vous devriez savoir que l’espace enclavé de 300 m2 est loué à la Ferronnerie GOBAUX, qui ne fermera ses ateliers qu’en 2018. Quant au bâtiment de 248 m2 (qui a une hauteur sous faîtage de 11,75 m), il est dans un état déplorable. Il n’y a ni chauffage ni eau; sous la chape de béton, il n’y a aucune évacuation d’eau; l’humidité remonte le long des murs sur un demi-mètre; le toit doit être entièrement refait. In fine, le bâtiment juste à côté (lot E), propriété de la Ferronnerie Gonzalez, abrite une activité industrielle et un impressionnant pont roulant, incompatibles avec des activités de type événementiel ».

    Après une interruption de séance, la NAPMR proposa d’ajouter à la délibération que le local rue des Ateliers sera destiné à la Maison des Aînés … de quoi prendre l’opposition par les sentiments.

    Le point se termina par un vote majoritairement favorable, la NAPMR étant rejointe par l’UC/PS et LIBERAL.  PROXIMITÉ vota contre, soutenu par ECOLO avec deux votes contre et deux abstentions.

    20160601 ROMAL Claude nb.jpgClaude ROMAL

     

     

     


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    (1) Eric de SÉJOURNET, Ne cédons pas à la pression foncière (1), in Carnets de Proximité, 21 mai 2016
    (2) Projet de délibération du Conseil communal du 25 mai 2016

    Capture d’écran 2016-06-04 à 14.35.10.jpg

    PHOTOS | ateliers de la Ferronnerie Gobaux mai 2016 © Eric de Séjournet 

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  • Ne cédons pas à la pression foncière (1)

    Capture d’écran 2016-05-21 à 12.21.37.jpgSur le site des anciennes papeteries de Genval, la S.A. Valimmo, liée au groupe John Martin, souhaite récupérer les 1000 m2 d’entrepôts (1) qui avaient été cédés à la commune de Rixensart en 2009 … « de manière à redevenir l’entier et unique titulaire de droits réels sur ledit bien » (2). Bien sûr, Valimmo espère valoriser ce bien en transformant les m2 de hangars en appartements.

    Le Collège « n’y est pas défavorable pour autant que la Commune continue à disposer, sur le site des anciennes papetieres de Genval, de vastes espaces immobiliers ». C’est pourquoi, Valimmo propose un échange de biens immobiliers, notamment quatre espaces (3) et une soulte de 100.000 €. Le premier bien de 173 m2 est très bien situé rue des Ateliers n° 18, et est immédiatement utilisable. 105 autres m2 sont une voie d’accès vers deux ateliers de ferronerie, actuellement loués. Un premier atelier de 300 m2 présente une hauteur sous dalle de 3,5 m, l’autre de 248 m2 a une hauteur sous faîtage de 11,75 m. Ce dernier espace permettrait de créer deux niveaux.

    Le Colllège destinerait ces surfaces à des services à la population, maison de quartier, salle polyvalente. Le hic … c’est l’état général des deux ateliers. Suivant nos informations, ils sont dans un état déplorable et l’humidité remonte le long des murs sur un demi-mètre. Grosses dépenses en vue pour consolider et rénover le tout.

    Mais, la question n’est pas là ! Si nous comprenons que le Collège puisse s’intéresser de près à cette idée d’échange, PROXIMITÉ estime ne pas vouloir participer à l’accentuation de la pression foncière dans le secteur des Papeteries. Rappelons qu’il y a cinq mois à peine, le Collège y refusait, à raison, une première demande de construction de 23 appartements supplémentaires (4).

    La Commune peut-elle ouvrir la porte à une augmentation non souhaitée (4) du nombre de logements sur le site des Papeteries, sans compter les problèmes de mobilité à l’appui ? Ne ferait-elle pas mieux de conserver ses 1000 m2 actuels afin de garder la main et de freiner les ardeurs des promoteurs ? Il y va de la crédibilité communale en matière d’urbanisme.

    Au Conseil communal du 25 mai prochain, PROXIMITÉ ne cautionnera donc pas ce projet.

    © Eric de Séjournet nb.JPGEric de SÉJOURNET

     

     

     

     

    __________
    (1) Surface cadastrée Rixensart, 2ème division, section B (Genval), n° 525 n3 (partie), dénommé lot 1 arrière acquise le 9 octobre 2009 par la Commune au prix de 250.000 € (voir encadré en vert sur le plan ci-dessous).
    (2) Projet de délibération pour le Conseil communal de Rixensart du 25 mai 2016
    (3) Surfaces cadastrées Rixensart, 2ème division, section B (Genval), n° 525 p3 (valeur totale : 750.000 €) (voir encadrés en rouge sur le plan ci-dessous)
    (4) ATTOUT Xavier, Les papeteries de Genval accentuent la pression foncière, in Le Soir du 22 décembre 2015

    20160525 Projet d'échange Valimm::commune de Rixensart.jpg

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  • PCAR Poirier Dieu : réflexions et recommandations

    20151216 PCAR Poirier Dieu Plan de destination.jpgNotre but n’est pas d’exposer en détails ce plan communal, mais d’en donner les grandes lignes et d’en déduire quelques réflexions.

    Définition

    Un PCA est un plan voulu par la Commune et approuvé par le Gouvernement wallon. Il concerne un endroit délimité du territoire communal. Une fois adopté, il ne peut y être dérogé sauf en cas de révision. Le Poirier-Dieu est dit 'révisionnel', car, dans ce cas-ci, on change la ou les affectations des terrains sur lesquels il va se superposer.

    Situation

    Le PCAR (Plan Communal d’Aménagement Révisionnel) Poirier-Dieu (1) est délimité par le périmètre compris entre les rues de la Bruyère, Mascau, des Volontaires, du Tilleul et du Vieux Chemin de l’Helpe, soit un îlot de 13,14 ha. Dans ce périmètre il y a :

    - le site de l’ancienne société GSK et l’ancien PCAD Poirier-Dieu forment une superficie de 6,49 ha.
    - le site de l’école et les autres terrains totalisent 6,65 ha

    Origine de ce PCAR

    Le site a déjà fait l’objet de plusieurs PCA :

    - 1965 | habitat – laboratoire – artisanat
    - 1986 | révision partielle : agrandissement zone labo et définition du type d’habitat
    - 2002 | révision du plan de secteur : création d’une zone bleue et d’une nouvelle zone d’habitat
    - 2010 | le site se trouve intégralement en zone urbanisable, principalement en zones d’activité économique, industrielle et d’habitat urbain.
    - 2015 | nouvelle révision du plan de secteur à la suite de la disparition de la zone économique et industrielle  

    Composition

    En zone bleue : (services et équipements communautaires) L’actuel bâtiment GSK à front de la rue des Volontaires qui deviendrait la nouvelle maison communale et de ses services, sauf le Service Travaux. Tous les autres bâtiments GSk seront rasés. La MRS (maison de repos et de soins) de 185 lits L’école et les terrains communaux adjacents

    En zone rouge (habitat) : 150 logements, et 15 en plus mis à disposition de la commune. Le nombre de logements a été déterminé en se référant à la densité préconisée pour cette zone (résidentielle dense) dans le Schéma de structure communal : soit 20 à 25 logements à l’hectare.

    En zone verte : les espaces de végétation. La circulation se fera en espace partagé (priorité aux usagers doux). Deux entrées l’une avenue des Volontaires, l’autre rue de la Bruyère. La maison communale aura sa propre entrée, normalement rue du Tilleul.

    Les acteurs

    Il y en a quatre, chacun ayant son point de vue.

    - le Promoteur considère en priorité la rentabilité optimale de son achat.
    - la Commune doit trancher entre : les options de son Schéma de structure, l’aménagement proposé (dans le cas du Poirier-Dieu) par le maître de l’ouvrage, la perspective de rentrées fiscales nouvelles, la pression de la Région à densifier les communes et les propositions des habitants, principalement des riverains.
    - la Région Wallonne considère les implications légales du projet et son adéquation avec sa politique du moment.
    - les Habitants (les riverains) considèrent les désagréments potentiels du projet, puis proposent leur solution pour les réduire.

    Quelques réflexions

    - Lorsqu’un PCA est envisagé, la première démarche à faire est sa présentation aux riverains par la Commune. C’est un élément essentiel afin de dégager un accord sur les grandes lignes. Normalement, une fois l’étude de l’avant-projet lancée, la commune institue un groupe de travail. Il faut y associer le ou les représentants des riverains. Ces deux éléments sont souvent négligés. Après on tentera de réchauffer les plats, mais la méfiance persistera. On ne peut demander aux habitants de connaître toutes les règles d’aménagement du territoire en vigueur dans la Commune, d’où l’importance de déblayer le terrain.

    - Il y a deux éléments incontournables dans un PCA : d’une part le nombre de nouveaux habitants et la mobilité qu’il générera et d’autre part leur impact sur l’ensemble de la Commune.

    - Le Schéma de structure de Rixensart préconise : "Pour assurer une évolution harmonieuse de la Commune, il faut veiller à un juste équilibre entre l’augmentation du nombre d’habitants, le développement des équipements, infrastructures et services, et la protection du cadre de vie. La détermination du nombre optimal d’habitants doit être le fruit d’une réflexion sur l’aménagement des différents quartiers. Pour la prévision de certains équipements ou infrastructures, il est nécessaire de fixer un chiffre global de population. Le nombre de 25.000 habitants peut être avancé, mais en le considérant comme une valeur plafond et pas comme un objectif à atteindre".

    La question est de savoir si le PCAR du Poirier-Dieu répond à ces critères.

    - Population : Nous sommes proches des 22.000. En gros, si l’on ajoute les chantiers en-cours et prévus nous atteindrons les 23.500. Au rythme où, dans la commune, les maisons unifamiliales sont remplacées par des appartements, où les maisons particulières sont divisées et le fait qu’il existe encore quelques vastes terrains, nous risquons d’atteindre, plus vite que pensé, notre plafond. D’où la plus grande prudence s’impose en fixant une densité des logements à l’hectare.

    - Mobilité : Aujourd’hui, les points de stagnation du trafic sont déjà là, sans tenir compte de l’impact des chantiers en-cours. Le fiasco du RER fera persister la congestion du trafic routier qui, lui, ira en augmentant.

    L’avant-projet du PCAR du Poirier-Dieu (2), présenté au Conseil communal de décembre, n’est certainement pas parfait, aucun PCA ne l’est. Si le groupe de travail, qui s’en préoccupe, a déjà engrangé plusieurs améliorations, il devra poursuivre son analyse et aussi tenir compte des remarques objectives qui lui parviendront. Une diminution de la densité semble une option raisonnable.
    (L’idéal, compte tenu des deux points ci-dessus, serait d'une cinquantaine de logements !)

    Aussi, une attention particulière sera portée :

    - Aux zones bleues qui doivent comprendre, comme précisé : Maison communale, MRS, Ecole et ses terrains. Ces zones bleues interdisent de faire du logement. De plus, si la zone bleue hachurée de rouge est maintenue, tout aménagement doit, en cas de changement de sa fonction, continuer à être un aménagement au service des habitants. Les bâtiments rez+3 étages sont situés exclusivement dans les zones bleues, et limités aux bâtiments existants ou qui seront conservés et à la nouvelle MRS.

    - En zone rouge : les niveaux seront des rez+1 (maisons unifamiliales) et rez+2 (appartements), en faisant très attention à la répartition de leurs implantations. Enfin l’aménagement général (construction, végétation, mobilité), donnera un aspect « villageois » à l’ensemble.

    Conclusion provisoire

    In fine, ce PCAR sera acceptable, s’il répond aux options du Schéma de structure qui a défini le caractère de Rixensart comme une commune résidentielle à caractère villageois et aux recommandations formulées ci-dessous :

    1. La densité doit être revue et diminuée. Son calcul doit tenir compte des zones vertes. Celles-ci ne sont pas nommées dans les Options et prescriptions de l’Avant-projet ;

    2. Au groupe de travail en charge du dossier, il serait intéressant d’adjoindre un porte-parole des habitants ;

    3. La zone AB (bleue hachurée rouge) devrait idéalement redevenir bleue. Actuellement le manque de précision concernant une possibilité de projet met en danger l’avenir de cette zone, dont déjà une partie devrait être dévolue à un agrandissement potentiel de l’école. Tout autre projet, au bénéfice de la population, devra rester propriété communale ;

    4. Les rez +3 resteront cantonnés en zone bleue, tout nouveau bâtiment devra avoir une des destinations des zones bleues ;

    5. Dans la prochaine phase de l’évolution de ce PCAR, les points 3.4 « options architecturales générales » et 3.7 « paysages » devront être repris et leurs options être obligatoires pour le maître de l’ouvrage. En résumé il s’agit de la cohérence paysagère de l’ensemble du site, tant au niveau architectural, végétal et décoratif.

    patrimoine,urbanisme,chaumière,lambermont,wautot michel

    Michel WAUTOT

    __________
    (1) Complément à cet article > Plan de destination (+ légende) et plan masse indicatif (+ légende)
    (
    2) Conseil communal du 16 décembre 2015

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  • Superficie de Rixensart : 1719 ha, 1750 ha ou 1754 ha ?

    sourire.jpgLa rédaction d’un rapport annuel est un bel exercice de synthèse. La commune de Rixensart s’y attèle chaque année et révèle les tenants et aboutissants d’une gestion communale pluridisciplinaire et complexe. C’est aussi l’occasion pour l’administration communale de présenter son organisation et sa liste exhaustive de faits et de chiffres. Quant à la majorité en place, elle met naturellement en exergue les points forts de sa politique. Laissons aux responsables communaux le soin de vous les communiquer.

    La lecture attentive du rapport annuel 2015 décèle également quelques perles (1). N’y entendez pas malice, celle qui concerne la superficie de la commune de Rixensart vaut le détour. Elle fut partagée le 16 décembre 2015 par Eric de SÉJOURNET (PROXIMITÉ) avec les membres du Conseil communal :

    Suivant votre rapport, la commune comptait 21.941 habitants, soit 90 de plus que l’année précédente. Quant à la rubrique ‘nombre d’hectares’, il est fait mention de 1750 ha … la stabilité par excellence, puisque le rapport le mentionnait déjà en 2014.

    « Mais, où veut-il en venir? » vous direz-vous.

    C’est que, l’Echevin des Finances présentera tout à l’heure le Budget communal 2016 (2). Dans son ‘Tableau des données générales de la commune’, il indique une surface totale de 1754 ha. Un boni donc de 4 ha …

    Je vous rassure tout de suite, je ne demanderai pas de procéder à un nouveau bornage avec les communes voisines. Une simple recherche sur le site Internet communal devrait donc suffire pour en avoir le coeur net.

    Sauf que … www.rixensart.be … avance dans la rubrique ‘Rixensart, Genval et Rosières : histoire, toponymie, …' (3) une troisième superficie : 1719 ha.

    Alors quid ? Retour vers Internet. Wikipedia m’indique 17,54 km2. Comme la fiabilité de Wikipedia n’est pas à 100%, je poursuis mes recherches sur le site du gouvernement fédéral (4). Le ‘SPF Economie, DG Statistique et information économique’ indique que la surface au sol est précisément de 1754,1 ha.

    A l’instar de notre collègue des Finances, ces quelques lignes m’auront permis, certes plus modestement, d’accroître ‘sur papier’ le territoire de la commune : gain 1000 m2. wink

    20151216 Superficie de Rixensart 1754 ha.jpg__________

    (1) CONSEIL COMMUNAL DE RIXENSART, Rapport annuel 2015, p. 222, 16 décembre 2015
    (2) CONSEIL COMMUNAL DE RIXENSART, Budget communal 2016, p. 1, 16 décembre 2015
    (3) COMMUNE DE RIXENSART, Rixensart, Genval et Rosières : histoire, toponymie, ...16 décembre 2015 (rectifié le 17 décembre 2015)
    (4) SPF ECONOMIE, DG Statistique et information économique, 16 décembre 2015

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  • Égarements (3)

    RER et PMR … un duo incompatible ?

    Les travaux d’aménagement en surface se terminent à hauteur de la gare RER de Rixensart. Et malgré le fait qu’il s’agisse d’un chantier lancé au début du 21ème siècle, les auteurs de ce projet d’utilité publique ne réussissent pas à respecter la réglementation « accessiblité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite » (PMR) (1). Jusqu’à présent les travaux effectués ne répondent toujours pas aux attentes des voyageurs sur l’accessibilité et l’accueil.

    Une situation décriée par les voyageurs, relayée par PROXIMITÉ fin 2014 (2), et notamment par les élus communaux lors de l’action de sensibilisation menée collégialement les 10 et 12 mars 2015 (3). Un huissier avait même été mandaté par la Commune de Rixensart pour dresser un constat.

    Quant à la ‘descente’ à Rixensart du Ministre fédéral de la Mobilité ... le 13 mai 2015, elle n’a pas encore porté ses fruits.

    Au moment où les nouveaux trottoirs autour de la gare s’ouvrent aux piétons, ces derniers sont déjà surpris par des aménagements pour le moins interpellants. Ainsi, venant de la rue Robert Huens et se dirigeant vers la rue Boisacq, le piéton ou la personne handicapée (PMR) est confronté à hauteur du Sentier des Rossignols, à un obstacle … comme en atteste le montage photos (4) ci-dessous.

    Trottoire rond-point de la gare de Rixensart.jpgAjoutez à la situation l’obscurité matinale ou de fin de journée, et l’obstacle devient une cause d’accidents (5) … évitables.

    Lors du Conseil communal du 25 novembre 2015, PROXIMITÉ a demandé au Bourgmestre d’y prêter attention. Cela tombait bien, puisqu’il organisait le lendemain une réunion sur la sécurité autour de la gare de Rixensart.


    © Eric de Séjournet.JPGEric de SÉJOURNET

     

     

     


    __________


    (1) Code Wallon de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme, du Patrimoine et de l’Energie (CWATUPE), Exigences réglementaires en termes d’accèssibilité des personnes à mobilité réduite (cfr. articles 414 à 415/16, à propos des infrastructures où sont assurés des missions de service public, notamment les gares, en ce compris les quais)
    (2) de SÉJOURNET Eric, Égarements (1), in Carnets de Proximité du 10 décembre 2014 
    (3) DUBUISSON Etienne, WAUTOT Michel et de SÉJOURNET Eric, Égarements (2), in Carnets de Proximité du 9 mars 2015
    (4) PHOTOS | Rond-point de la nouvelle gare de Rixensart 11.2015 © Eric de Séjournet

    (5) Suivant le droit belge, l’accident se définit généralement comme un événement dommageable, soudain, imprévisible et qui intervient en dehors de toute volonté humaine. C'est un événement fortuit (http://www.droitbelge.be/)

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  • Beau-Site, un patrimoine ‘art nouveau’ en veilleuse

    Villa Beau Site 7.2012 © Eric de Séjournet.2012 © Eric de Séjournet-002.jpgPROXIMITÉ a réagi à la proposition faite par le Collège (NAPMR), de permettre à l’asbl « Vins de Genval » d’aménager les caves du Beau-Site et d’y installer des cuves thermorégulées pour la vinification. Notre groupe émet des réserves, qui ne se veulent en rien critique de l’excellent travail de cette asbl tant au niveau de la réalisation du vignoble, que de celui de l’épanouissement social du quartier.

    Nous voulons rappeler que, après le classement et la rénovation du Beau-Site, il a été convenu que ce joyau de l’Art Nouveau reçoive une nouvelle affectation et que la Commune mettrait le bâtiment à disposition d’un organisme (au sens large du terme) privé ou public. Celui-ci supporterait les charges liées à l’immeuble.

    Aussi, voulons-nous une fois encore, attirer l’attention du Collège sur le fait de ne pas s’engager dans des transformations qui interdiraient une affectation rentable pour la Commune.

    Or, par décision du 5 novembre 2014, le Collège, avait émis un accord de principe sur l’extension aux caves du Beau-Site de la concession domaniale accordée en 2011 à l’asbl Vins de Genval (1). Qui plus est, le Collège indiquait « vouloir encore réfléchir à l’affectation définitive de l’immeuble du Beau Site avant de proposer un avenant au Conseil communal ».

    Sept mois plus tard, après réflexion, le Bourgmestre a déclaré au Conseil communal du 24 juin 2015, n’avoir pas d’affectation à donner à ce lieu public, classé.

    PROXIMITÉ regrette que cette réflexion n’ait pu être menée de concert avec les acteurs concernés du monde associatif rixensartois. Aussi, Eric de SÉJOURNET est-il intervenu en Conseil communal et a fait valoir l’opinion de son groupe. Hormis les considérants culturels et pédagogiques avancés par le Collège, et qui justifient l’extension de la concession proposée à l’asbl Vins de Genval, à savoir l’occupation de quatre caves du Beau-Site, voir plus plus tard, nous aurions souhaité que le Collège nous communique les recherches faites en vue d’une affectation définitive de l’immeuble du Beau-Site (voir décision du Collège du 5 novembre 2014).

    Certes, l’article 2 de la concession précise que la Commune « pourra récupérer la jouissance des caves visées, indépendamment du reste des lieux visés par la concession domaniale », moyennant un préavis de trois mois. Dans ce cas, le déménagement de l’asbl sera toutefois à charge de la Commune.

    Il est prévu également de tenir tous les ans une visite contradictoire de l’état des locaux concédés. Néanmoins, nous attirons l’attention du Collège sur le fait que ces caves contiennent des éléments (il est vrai non-classés) de l’époque ‘Art Nouveau’.

    L’asbl compte investir 80.000 euros et installer des cuves thermorégulées pour la vinification, ce qui nécessitera une transformation profonde d’une des caves.  

    In fine, nous posons la question de savoir si, au niveau légal, il n’y a pas de contradiction à autoriser un tel aménagement dans un bâtiment public.

    _________
    (1)  concession de vingt ans octroyée pour le terrain derrière le Beau Site
    (2) photo > Villa Beau-Site 7.2012 © Eric de Séjournet

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  • Quel cadre de vie pour les locataires sociaux ?

    rixensart,notre maison,pua,rue des sorbiers,logement socialDès 2011, PROXIMITÉ avait relevé les faiblesses, lacunes et dérapages d’un Plan Communal d’Aménagement (PCA) de la gare et du centre de Rixensart qui ne répondait aucunement au principe d’amélioration du cadre de vie des Rixensartois, bien au contraire (1)(2).

    Pour rappel, il s’agissait notamment de notre opposition à l’implantation d’un quartier ‘Notre Maison’, composé de trois blocs d’appartements, de 15 maisons et de 8 duplex dans l’intérieur de l’îlot formé par le Sentier des Rossignols, la rue Boisacq, l’avenue Marchal, l’avenue de Merode (partiellement) et l’avenue des Sorbiers (3)(4).

    PROXIMITÉ a participé à toutes les réunions préparant le nouveau Plan Communal d’Aménagement (PCA), excepté à la dernière réunion d’information avec les riverains de l’avenue des Sorbiers … non convié.

    Notre groupe réussi à faire diminuer la densité, en changeant profondément le PCA initial. Les 15 maisons prévues ont été supprimées. Qui plus est, des 61 logements en appartement il en reste 45, répartis sur trois bâtiments (deux de rez + 4, et un de rez + 5). Nous avons également insisté sur l’aménagement des espaces verts.

    PROXIMITÉ a signalé à l’Echevin de l’Urbanisme que jadis des marnières (5) étaient exploitées sur ce site. Elles se présentaient sous la forme de puits, de plusieurs mètres de profondeur. Ces marnières s’évasaient dans le bas et peuvent encore, de nos jours, présenter des dangers d’effondrement. La commune et Notre Maison devraient en tenir compte, pour des raisons évidentes de sécurité.

    In fine, nous réitérons notre avis à propos de la nature du terrain : la forte pente, l’humidité, le manque d’ensoleillement, le mur du RER et les nuisances sonores ne sont pas vraiment des facteurs favorables à l’implantation de logements sociaux.

    Etienne DUBUISSON, Michel WAUTOT et Eric de SÉJOURNET

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    (1) WAUTOT Michel & de SÉJOURNET Eric, Rixensart la plus dense du BW, in Carnets de Proximité du 23 octobre 2011

    (2) WAUTOT Michel, Rixensart ne mérite pas une accélération de la bruxellisation, in Carnets de Proximité du 2 décembre 2011
    
(3) de SÉJOURNET Eric, L’art de noyer le poisson, in Carnets de Proximité du 13 décembre 2011

    (4) WAUTOT Michel, PCA de Rixensart : nos clignotants restent allumés, in Carnets de Proximité du 25 juin 2012
    (5) RÉTRO RIXENSART, Vue sur le centre de Rixensart, note 1210 (marnières) 

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  • Le Normandie en péril (IV)

    genval,parc de genval

    Dans ses éditions précédentes (1), PROXIMITÉ vous informait du sort réservé à l'ancienne Résidence du Lac (ex Normandy Hotel). Le dossier évolue et prend une nouvelle tournure.

    En effet, à la clôture de la première enquête publique, plus de 100 lettres de protestation étaient parvenues à la Commune. La mobilisation des riverains du Parc de Genval, de l’asbl Hommes et Patrimoine, de Rétro Rixensart, de PROXIMITÉ ou d’autres acteurs actifs sur le plan environnemental a convaincu les responsables communaux et a eu raison du projet initial.

    Certes, tous auraient aimé conserver ce bâtiment centenaire à valeur patrimoniale, mais son état déplorable nécessiterait démontage et remplacement de haut en bas.

    PROXIMITÉ s’appuie sur l'avis d'Hommes et Patrimoine (2), asbl connue pour défendre corps et âme le patrimoine architectural. Michel WAUTOT, qui en assume la présidence, a participé avec ses membres à une série de réunions de travail avec les promoteurs et le Bureau d’Architecture de Genval. Trois impératifs : garder le style ‘Deauville’, garder un maximum de couvert boisé et diminuer la densité. L’asbl a obtenu une diminution de la densité de 16 à 13 logements. Tous les arbres ont fait l'objet d'une étude sanitaire (14 sont malades ou morts, 26 seront abattus dont 12 thuyas). Cette étude et le nouveau plan paysager ont été confiés à JNC International (société belge de renom), pour maintenir le caractère boisé de la zone du quartier du lac. Qui plus est, les 12 dérogations sont passées à 6, qui ne mettent pas en péril un bon aménagement du territoire.

    Aujourd’hui, la SA 'Immobilière Le Normandie 15' a revu sa copie et introduit des plans modificatifs. Le projet tend toujours à démolir l'immeuble existant, à construire 2 immeubles de 5 et 8 logements et à abattre 40 arbres.  

    Le projet déroge aux prescriptions du règlement communal d'urbanisme applicables à la sous-aire 1/43 d'habitat à caractère patrimonial du lac de Genval, pour :

    - l'implantation non conforme;
    - la présence de 2 volumes principaux;
    - les modifications du relief du sol de plus de 50 cm;
    - les volumes principaux qui ne respectent pas un rapport pignon/ façade compris entre 1,2 et 2;
    - le volume principal du bâtiment A qui présente à la fois une toiture plate et une toiture à versants;
    - la hauteur sous gouttière des volumes secondaires supérieure à celle des volumes principaux;

    Le dossier est à l’enquête publique jusqu’au 29 juin 2015 (3).

    rixensart,magasins de nuit,night-shopsEric de SÉJOURNET

     

     



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    (1) Carnets de Proximité des 29 novembre 2014, 3 décembre 2014 et 11 décembre 2014
    (2) HOMMES ET PATRIMOINE asbl - La note d’Hommes et Patrimone, juin 2015

    
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  • Sur les chantiers du RER et du Pèlerin

    rixensart,rer,pèlerin,bleuetsLes travaux de construction du RER se poursuivent … ceux du pont de la rue de Froidmont touchent à leur fin. Les aménagements autour des ancienne et nouvelle gare de Rixensart avancent à grands pas. Tout ce chantier est encore très bétonné… pourvu que les plantations viennent vite habiller ces murs forts disgracieux !

    A la lisière de Rixensart et de Limal, d’autres chantiers ‘fleurissent’ autour du pont du Pèlerin. En effet, plusieurs nouveaux lotissements surgissent le long de l’avenue de Nivelles : +/- 15 maisons sont en construction ou le seront bientôt. Fort heureusement, la commune imposa au lotisseur en charge d’urbanisme, la réalisation d’un trottoir et d’une piste cyclable qui rejoindront le pont du Pèlerin et le Ravel.

    Quant au pont du Pèlerin, l’aménagement de celui-ci est toujours en chantier. Les riverains se plaignent du trafic dense qui transite par la rue des Bleuets, le pont du Pèlerin et l’avenue de Nivelles. La vitesse est également mise en cause : les voitures se croisent en empiétant allègrement sur l’accotement et y mettent piétons et cyclistes en danger. La situation est particulièrement critique le matin et le soir, surtout en hiver. Plusieurs courriers ont été transmis aux communes de Rixensart et de Wavre afin que les autorités prennent des mesures de sécurité. Le groupe de travail ‘Mobilité’ s’y attèle également. Les riverains souhaitent que le pont puisse continuer à jouer son rôle de ralentisseur. Nous attendons des nouvelles !

    D’autre part, depuis 2 ans, une nouvelle voirie débouche sur la rue des Bleuets. Elle permet d’accéder au chantier et à la nouvelle halte RER de Profondsart, ainsi qu’au parking qui y a été construit. Ces installations ne sont pas encore opérationnelles. La route se poursuit et permet d’atteindre Profondsart. Le carrefour à l’angle de cette nouvelle voirie et de la rue des Bleuets est particulièrement dangereux, car la visibilité y est très mauvaise et il n’y a pas de trottoirs.

    Fin mai 2015, le quartier a également été fort inquiet car le fermier a demandé auprès de la Ville de Wavre une autorisation de CU2 (un certificat d’urbanisme) pour raser la ferme et les dépendances et pour construire à la place, au milieu du terrain en face du manège, 10 logements groupés de 750 m². Le promoteur assurait que les activités agricoles seraient maintenues. Plusieurs voisins se sont mobilisés, aidés par PROXIMITÉ  Ils ont rappelé qu’il s’agissait d’une zone agricole dont les constructions doivent être en rapport avec l’activité agricole. Ils ont également rappelé que l’activité agricole du site était limitée. Le site a d’ailleurs fait l’objet début des années 2000, d’une demande de régularisation d’activités d’entreposage, d’enfouissement, de recyclage et d’incinération de déchets. Heureusement, la mobilisation du quartier a évité à l’époque que cette activité ne soit acceptée. Le site avait ensuite partiellement retrouvé sa vocation agricole. Plus tard, la construction de la voirie RER a partiellement permis le nettoyage de la zone. Si la ville de Wavre donnait une suite favorable à cette demande, les riverains insistent pour que des trottoirs soient construits au bord de la zone concernée.

    Le quartier change et PROXIMITÉ s’y intéresse …

    8 BENNERT Thierry.jpgThierry BENNERT

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