SOCIAL

  • « Fort Apache » dans le Clos des Marnières ?

    Le quartier du Clos des Marnières et de l’avenue Georges Marchal est en émoi et s’interroge sur le projet de la Commune de Rixensart et de la société de logement de service public "Notre Maison" de construire sur le seul terrain plat subsistant dans le clos une infrastructure sportive de quartier qui plus est, sous les fenêtres des chambres à coucher des habitants. ‘Fort Apache’ est le surnom donné par certains à cette construction (voir photo du projet).

    Clos des Marnières 3.2018 © Eric de Séjournet 2 (1).jpg

    Théoriquement, le concept des ‘petites infrastructures sociales de quartier’ (PISQ) s’inscrit dans la lutte contre l’exclusion sociale et l'amélioration de la cohésion sociale dans les quartiers. Elles devraient avoir pour fonction d’amener les jeunes et moins jeunes à se rencontrer et à tisser ou retisser des liens sociaux. 

    Toutefois, le projet d’installation d’un PISQ doit être accompagné d’une concertation sous l’égide du porteur de projet au travers d’un comité d’accompagnement spécifique associant les représentants du quartier. Il doit être fait rapport à la Commission communale d’accompagnement du Plan de Cohésion sociale.

    Je me suis rendu sur place le samedi 10 mars 2018. Des discussions menées avec les riverains, il ressort qu’ils ne sont pas demandeurs de ce type d’infrastructure. Ils invoquent, 

    • « le fait qu’hormis un panneau à l’entrée du site, les riverains n’ont pas été dûment informés du projet »
    • « la contiguïté des appartements Notre Maison (chambres à coucher) », 
    • « les nuisances sonores pour tout le quartier », 
    • « l’insécurité des lieux (délinquance, absence de contrôle/concierge) », 
    • « l’absence d’accès pour les enfants et adultes à mobilité réduite », 
    • « l’impact sur l’environnement (abattage d’arbres, déchets) ». 

    Qui plus est, les habitants tiennent à leur environnement subsistant. « Les très beaux arbres formant un écran de verdure tout l’été. En automne, ils sont chatoyants et donnent une certaine intimité aussi bien aux édifices des logements sociaux qu’à l’immeuble de l’avenue Georges Marchal. Sans compter, qu’à la suite des nouvelles constructions dans le bas du clos, les oiseaux prédateurs, tels que corneilles et pies occupent le terrain au détriment des moineaux qui ne trouvent plus de petits arbres ou buissons pour nicher. Quant aux familles d’écureuils qui nichent dans le haut des arbres et qui passent de l’un à l’autre et venaient se nourrir chez certains habitants de notre immeuble, ils vont disparaître. Toute la faune et la flore de l’endroit va être chamboulée ».

    PROXIMITÉ propose une alternative, partagée par les riverains rencontrés : la construction d’un terrain de jeux pour enfants de 2 à 8 ans, qui n’altérerait pas les lieux et permettrait aux riverains d’y organiser à l’avenir des activités de quartier.

    Egalement alerté, Etienne DUBUISSON, conseiller communal PROXIMITÉ, s’est adressé à la Bourgmestre, qui rappelons-le, est également vice-présidente de la scrl Notre Maison. Il lui a demandé d'organiser, avant toute décision et dans les meilleurs délais, une réunion de concertation ou pour le moins d'information avec les habitants de ce quartier, car il s'agit d'une modification importante de leur milieu et de leur confort de vie.

    20130822 Eric dSdR © Isaline de Vuyst-001 copie 4.jpgEric de SÉJOURNET  

     

     

     

     

    Collage_Fotor (1).jpg
    Clos des Marnières 11 mars 2018 © Eric de Séjournet

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  • CPAS : Rapport annuel 2016

    20120329 Rue de Messe (CPAS) © Eric de Séjournet-002.JPGLors du Conseil de PROXIMITÉ du 22 juin 2017, Micheline MARION-LEKIME, conseillère CPAS, a détaillé pour son groupe le 'Rapport annuel 2016 du Centre Publique d’Action Sociale de Rixensart'. Satisfaite, elle l'est de ce qui a été réalisé (notamment avec l'ouverture du Centre d'Accueil de Jour pour les personnes âgées, et la création du Service de Médiation de dettes), tout en restant consciente des défis à venir (notamment avec la mise en oeuvre d'un 'taxi médical').  

    Au cours de la réunion conjointe du Conseil du CPAS et du Conseil Communal du 28 juin 2017, Thierry BENNERT (PROXIMITÉ) a relayé nos « félicitations aux Conseil et membres du CPAS pour la clarté de leur rapport annuel 2016 et la qualité du travail effectué ». En effet, « les différentes activités du CPAS sont présentées de manière fort intéressante. On constate une dynamique, une approche humaine, une volonté de développer les compétences de chacun. Nous sommes particulièrement impressionnés par l’énergie consacrée à la remise des personnes au travail… Le service d’insertion socioprofessionnelle a remis 41 personnes à l’emploi. Qui plus est, ce chiffre augmente d’année en année ».  

    Toutefois, « nous apprenons que certaines associations semblent mettre les CPAS en concurrence (comme des agences d’intérim) pour trouver le meilleur profil au coût le plus faible à leur profit. Comme vous l’écrivez … ‘certaines associations’ ne jouent pas le jeu et abusent du système. Aussi demandons-nous si vous pouvez empêcher ou éviter ces abus ? »

    20130822 Eric dSdR © Isaline de Vuyst-001 copie 4.jpgEric de SÉJOURNET

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  • 5 % de logements publics ... au lieu de 10

    Val du Héron 3.2012 © Eric de Séjournet.jpgL’accroissement constant de la précarité en Wallonie a contraint la Région à travailler sur un plan permettant aux personnes ou familles défavorisées d’accéder plus facilement et plus rapidement au logement.

    Ce « Programme communal d’actions en matière de logement », - aussi connu sous le nom ‘Plan d’ancrage communal’, oblige les communes à examiner régulièrement leur parc immobilier (logements publics), en faire un inventaire permanent, établir un plan d’action sur 3 années et à le respecter…

    Sur l’entité, la commune de Rixensart recense actuellement 498 logements à loyer modéré. Ces derniers sont gérés par différents organismes, principalement ‘Notre Maison’ (335), la ‘Régie Foncière’ (79) ou encore le CPAS (47).

    Dans son intervention au Conseil communal (2), Eric de SÉJOURNET (PROXIMITÉ) indiqua que « Rixensart offrait en sorte un peu plus de 5 % de logements dus à l’initiative publique. Nous n’atteignons donc que la moitié de ce qu’exige la Région wallonne, puisqu’à terme, il faudra atteindre l’objectif de 10 % du nombre total d’habitations à finalité sociale sur notre territoire ».

    « Faut pas rêver ! », répondit l’Echevine des Affaires sociales. Suivant l’Agenda 21 local de Rixensart (3), la Commune fixe les principes des actions à mener en vue de mettre en œuvre le droit à un logement décent. Pour réaliser cet objectif, elle prend toutes les mesures tendant à diversifier les types de logements disponibles sur son territoire, à permettre la réalisation de logements sociaux et moyens, d’insertion et de transit, ainsi qu’à lutter contre l’inoccupation et l’insalubrité des logements. La commune prévoit d’établir un comparatif avec les communes avoisinantes et d’afficher la cible que la commune prévoit d’atteindre. En effet, Rixensart se distingue par le prix très élevé de l’immobilier. La problématique du logement est que l’habitat est la principale fonction de l’espace urbanisé (plus de 50 %), loin devant les activités ou les équipements.

    Que risquons-nous ? La Région a prévu des sanctions financières reprises dans un arrêté du Gouvernement wallon, adopté le 12 décembre 2013 (4). Elles sont de 10.000 euros par logement manquant. Ces sanctions seront d’application pour autant que les communes n’établissent pas de programme (ou ne le suivent pas) afin de satisfaire graduellement aux exigences régionales.

    Ainsi, notre commune pourrait s’exposer à des sanctions. Certes, elle est loin d’être isolée, d’autres communes sont dans la même problématique. Le cas échéant, elle pourra argumenter la forte densité de population en Brabant wallon et justifier ainsi la complexité d’atteindre cet objectif par manque d’emplacements.

    La Région, représentée par le Ministre Paul Furlan, sera-t-elle à l’écoute et adoptera-t-elle une politique de sanctions modérées en fonction des explications défendues par notre commune ? Les dernières informations laissent croire que la Région poursuivra les contrevenantes après examen des inventaires récents émis par les communes et étudiera les projets ainsi que les explications apportées. Il faudra être convainquant !

    20160601 ROMAL Claude nb.jpgClaude ROMAL

     

     

     

     
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    (1) Publication Moniteur belge (M.B. 7.2.2014, inforum n°280.482)
    (2) Conseil communal du 28 septembre 2016
    (3) Agenda 21 local de Rixensart, Programme communal d’actions en matière de logement, 2013 p. 16
    (4) CEDER Thibault et PONCHAUT Alexandre, L'ancrage local du logement, in UVCW, novembre 2014 
    (5) Photo | rue de Messe 2012 © Eric de Séjournet

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  • CPAS, nouvelles perspectives

    Le Val du Héron.jpgDevant les élus du Conseil communal, le Président du CPAS de Rixensart a commenté le 25 novembre 2015, la note de politique générale préparée par le Centre Public d’Action Sociale pour 2016. Objectif principal : le droit à chacun de mener une vie conforme à la dignité humaine (article 1", de la Loi Organique).

    Malgré un contexte budgétaire difficile, le CPAS de Rixensart continue à proposer ou à développer de nombreux services indispensables non seulement pour les plus défavorisés et les plus faibles de notre population, mais également pour tout citoyen de notre commune qui se retrouverait soit de manière ponctuelle, soit de manière imprévisible, dans une situation d’importante précarité sociale.

    Quelles sont les trois initiatives que compte développer le CPAS à partir de 2016 ?

    1. Ouverture d’un centre d’accueil de jour (1) : c’est un constat, les personnes âgées souhaitent rester le plus longtemps possible à leur domicile, des solutions alternatives à la maison de repos sont demandées. Le CPAS/Val du Héron répond à ce besoin en créant un lieu où les personnes âgées pourront se retrouver, pour prendre un café ou un repas, partager des activités ou simplement discuter et se sentir plus entourées. Les personnes isolées à la maison, pourront s’y ressourcer, avoir des contacts. Sur le plan financier, l'intervention d'un généreux donateur devrait permettre d'atténuer le déficit relativement important de la première année de fonctionnement, dû aux faibles subsides octroyés la première année à un centre de jour.

    2. Création d'un service de médiation de dettes : à l’instar de tous les CPAS de Wallonie, celui de Rixensart est de plus en plus souvent confronté à de nouvelles formes de pauvreté et est amené à venir en aide à des familles confrontées à des difficultés financières. Elles n'arrivent plus à vivre, voire survivre, dignement dans les limites de leur budget respectif (…). En analysant la problématique (…) de nombreux avantages ont pu être mis en avant : proximité des différentes matières et des intervenants, proposition d'un service immédiat et facilement accessible sur le territoire communal, rapidité de traitement et adéquation des solutions proposées, ...

    3. Construction d'une nouvelle crèche, sous réserve de subventionnement. Ainsi, le CPAS devrait pouvoir répondre aux attentes des familles rixensartoises en leur permettant de trouver une place d'accueil pour leurs enfants. Elle devrait être subsidiée notamment par plus de 350.000 euros venant de la Wallonie.

    Quant au budget pour l’exercice 2016, il présente au service ordinaire une prévision de dépenses et recettes (hors facturation interne) s'élevant à 11.502.757 euros, dont un tiers supporté par la commune de Rixensart. Le budget 2016 prévoit notamment des investissements pour la poursuite de la rénovation des logements pour personnes âgées (…) et pour l'achat de matériel et de mobilier pour la maison de repos.

    Gaëtan PIRART, le Président du CPAS de Rixensart, conclut que « le budget 2016 du CPAS de Rixensart se veut être un gage d'une gestion rigoureuse conduisant à la maîtrise des dépenses et à une perception correcte des recettes de façon à garantir la pérennité tant des nouvelles activités que de celles proposées actuellement par l’institution ».

    Tout comme Micheline MARION (PROXIMITÉ) au sein du Conseil de l’Action Sociale, nous avons voté la confiance.

    Etienne DUBUISSON, Michel WAUTOT et Eric de SÉJOURNET

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    (1) Portail Wallonie, Centre d’Accueil de Jour

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  • Quel cadre de vie pour les locataires sociaux ?

    rixensart,notre maison,pua,rue des sorbiers,logement socialDès 2011, PROXIMITÉ avait relevé les faiblesses, lacunes et dérapages d’un Plan Communal d’Aménagement (PCA) de la gare et du centre de Rixensart qui ne répondait aucunement au principe d’amélioration du cadre de vie des Rixensartois, bien au contraire (1)(2).

    Pour rappel, il s’agissait notamment de notre opposition à l’implantation d’un quartier ‘Notre Maison’, composé de trois blocs d’appartements, de 15 maisons et de 8 duplex dans l’intérieur de l’îlot formé par le Sentier des Rossignols, la rue Boisacq, l’avenue Marchal, l’avenue de Merode (partiellement) et l’avenue des Sorbiers (3)(4).

    PROXIMITÉ a participé à toutes les réunions préparant le nouveau Plan Communal d’Aménagement (PCA), excepté à la dernière réunion d’information avec les riverains de l’avenue des Sorbiers … non convié.

    Notre groupe réussi à faire diminuer la densité, en changeant profondément le PCA initial. Les 15 maisons prévues ont été supprimées. Qui plus est, des 61 logements en appartement il en reste 45, répartis sur trois bâtiments (deux de rez + 4, et un de rez + 5). Nous avons également insisté sur l’aménagement des espaces verts.

    PROXIMITÉ a signalé à l’Echevin de l’Urbanisme que jadis des marnières (5) étaient exploitées sur ce site. Elles se présentaient sous la forme de puits, de plusieurs mètres de profondeur. Ces marnières s’évasaient dans le bas et peuvent encore, de nos jours, présenter des dangers d’effondrement. La commune et Notre Maison devraient en tenir compte, pour des raisons évidentes de sécurité.

    In fine, nous réitérons notre avis à propos de la nature du terrain : la forte pente, l’humidité, le manque d’ensoleillement, le mur du RER et les nuisances sonores ne sont pas vraiment des facteurs favorables à l’implantation de logements sociaux.

    Etienne DUBUISSON, Michel WAUTOT et Eric de SÉJOURNET

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    (1) WAUTOT Michel & de SÉJOURNET Eric, Rixensart la plus dense du BW, in Carnets de Proximité du 23 octobre 2011

    (2) WAUTOT Michel, Rixensart ne mérite pas une accélération de la bruxellisation, in Carnets de Proximité du 2 décembre 2011
    
(3) de SÉJOURNET Eric, L’art de noyer le poisson, in Carnets de Proximité du 13 décembre 2011

    (4) WAUTOT Michel, PCA de Rixensart : nos clignotants restent allumés, in Carnets de Proximité du 25 juin 2012
    (5) RÉTRO RIXENSART, Vue sur le centre de Rixensart, note 1210 (marnières) 

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  • Exclusion numérique : osons une approche plus globale

    rixensart,nouvelles technologies,formation,seniors« 2 ordinateurs, 2 tablettes, 2 smartphones, 2 gsm subventionnés (…) » (1), c’est la réponse donnée par l’Echevine des Aînés à l’appel à projet (2), sous le titre évocateur ‘Santé des aînés : en mouvement contre l’isolement’. En fait, elle vise « la création d’une classe d’apprentissage des outils de communication spécifiquement adaptée aux aînés ».

    En soi, l’initiative est louable, mais elle manque cruellement d’ambition. Qui plus est, PROXIMITÉ aurait aimé entendre qu'une réflexion préalable avait été menée sur la problématique de la fracture numérique dont souffrent celles et ceux qui, pour diverses raisons, - financières, handicap, manque de formation (3) -, ne savent pas se servir d’un pc et ne peuvent effectivement prendre part aux différents services du web (surfer, envoyer un mail, ...).

    Nous savons qu’en 2012, 20% des ménages belges ne disposaient pas d’ordinateur et 22% n’étaient pas connectés à Internet. C’est ce qui ressort des résultats de l’enquête Technologies de l’Information et de la Communication (TIC)(4). Et la situation n'évolue guère : en 2014, un cinquième de l’ensemble des ménages wallons restait encore en marge de la société de l’information (5).

    Une approche plus globale doit donc être trouvée à Rixensart, car il faut tenir compte de trois fossés numériques : générationnel, social et culturel. Les acteurs tels que le CPAS, D’Clic et la Maison de l’Emploi devraient s’associer au projet et identifier les groupes de personnes qui ont besoin de sortir de l’exclusion numérique, de s'intégrer dans la société de l'information et de participer pleinement aux nouvelles façons de vivre ensemble.

    Quelles pistes suivre ? PROXIMITÉ propose de prendre exemple sur Wavre, Waterloo et Ottignies-Louvain-la-Neuve qui ont déjà créé leur ‘Espace Public Numérique’ (EPN), un concept que la Région wallonne promeut et subventionne (6). « C’est une structure de proximité ouverte à tous équipée de matériel informatique et connectée à Internet. Un EPN offre de l'accès et de l'apprentissage à l'informatique, à Internet et à la culture. Il propose des services diversifiés d'accès, de formation et d'accompagnement, adaptés aux besoins de ses publics ».

    Il en existe déjà 150 en Wallonie, dont 16 en Brabant wallon. Ce sont en tout 1.455 ordinateurs, soit une moyenne de 10 par EPN. Un EPN ouvre en moyenne 25h par semaine; 40 % d'entre eux ouvrent au moins une fois en soirée et le week-end. Par ordre d'importance de fréquentation (6), on y retrouve des seniors, personnes émanant du CPAS, femmes seules, adolescents, demandeurs d'emploi.

    Vouloir c'est pouvoir ...

    rixensart,magasins de nuit,night-shopsEric de SÉJOURNET

     

     

     


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    (1) Conseil communal de Rixensart, 29 avril 2015
    (2) Carnets de Proximité, Nouvelles technologies ... premier pas timide en faveur des +65, 30 avril 2015

    (3) Service Public Fédéral Economie, Direction générale Statistique et Information économique. « La fracture digitale se résorbe. 10% de ménages en plus sur la toile ». In communiqué de presse du 29 octobre 2007.
    (4)
     Service Public Fédéral Economie, Direction générale Statistique et Information économique. « Un PC dans 4 ménages sur 5 ». In communiqué de presse du 11 avril 2013.
    (5) Wallonie Agence du Numérique, Baromètre TIC 2014 de la Wallonie, juin 2014
    (6) EPN de Wallonie
    (7) Illustration > Espaces Publics Numériques (France)

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  • Logements sociaux non utilisés en tant que logement : loyer + 40%

    rixensart,logement social,loyerAu Fond Tasnier à Genval, la Commune de Rixensart loue deux logements sociaux et un local, dont le renouvellement des conventions a été présenté au Conseil communal du 29 avril 2015.

    Le logement social du Fond Tasnier 24/2 est occupé par une école de devoirs. « Pourquoi son loyer a-t-il été majoré de 40%? » s’est demandé Eric de SÉJOURNET (PROXIMITÉ). L’Echevine des Affaires Sociales a répondu que « ces logements sociaux sont affectés à d'autres fins que le logement ». 

    Une situation qui fait réagir le conseiller communal se référant d’un coté au manque de logements sociaux et de l’autre à la taxation des propriétaires de logements inoccupés.

    Quant au ‘local’, sis Fond Tasnier 20/1, ce sont 35m2 (plus une cuisine, WC, hall, local chaudière) qui sont loués par la commune et affectés au ‘Babbelkot’ (1). N’ayant plus été revu depuis plusieurs années, le loyer mensuel y passe de 83 euros à 125 euros, soit une augmentation de 50% (2). Dans une deuxième intervention, PROXIMITÉ a posé la question de la fréquence d’utilisation dudit ‘Babbelkot’, sans obtenir de réponse ni de l’Echevine des Affaires sociales, ni de l’Echevin de la Jeunesse, tous deux co-responsables de D'Clic (3). Quant au site Internet de la commune, il diffuse encore aujourd’hui les dates de réunions du Babbelkot jusqu'au 14 juin 2013 (!), laissant sous-entendre qu’il n’y avait plus eu d’activité au Fond Tasnier 20/1 ... depuis fin juin 2013 (4).

    Et Etienne DUBUISSON (PROXIMITÉ) d’insister auprès du Collège afin que le site Internet de la commune soit mis à jour et que toute information obsolète y soit retirée.

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    (1) Babbelkot, soit « l’école des consommateurs (5) qui y (ndlr Fond Tasnier) propose d’apprendre les ficelles pour une meilleure gestion de votre budget et de la vie quotidienne, … tout ça autour d’un goûter et d’une tasse de café »

    (2) Notre Maison, 8 décembre 2014
    (3) Rapport annuel 2014 de la Commune de Rixensart, p. 171

    
(4) voir copie d’écran du site communal (www.rixensart.be), 1er mai 2015
    (5) Rapport annuel 2014 de la Commune de Rixensart, p. 183 : « l’Ecole des consommateurs se réunit une fois par mois, au 33 (avenue de Merode) et aux Charmettes »
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  • La Mare aux Loups, lieu de maraîchage bio

    ferme de froidmont insertion,maraîchage,bioPar son vote positif, PROXIMITÉ participe au soutien que le Conseil communal octroie à l’asbl La Ferme de Froidmont Insertion (1) pour lancer à Rixensart une nouvelle filière de formation en maraîchage et développer sur le site de la Mare aux Loups « Les potagers archipels de Froidmont », l'utilisation de produits chimiques y étant toutefois proscrite.

    Cette asbl pourra y valoriser des 'terres dormantes' et répondre aux besoins en légumes et fruits biologiques (2) locaux en croissance constante en Brabant wallon. A terme, l’asbl ambitionne de créer des emplois durables dans le maraîchage.

    Lors de la réunion d’information organisée le 7 février 2014, Monsieur Thierry de Stexhe, directeur de l’asbl La Ferme de Froidmont Insertion, a convaincu les riverains de la Mare aux Loups par son projet de gestion appropriée de l’environnement. En effet, certains espaces seront réservés aux habitants de Rixensart sous forme de jardins partagés et/ou de jardins de primo insertion dont l’asbl assurera la gestion et l’animation. Quant aux acheteurs de ces légumes, ils paieront le prix du marché. Qui plus est, les participants au projet bénéficieront, eux, de tarifs préférentiels selon leurs contributions. En outre, le secteur social ne sera pas oublié et une partie de ces légumes ira améliorer la qualité et l’équilibre alimentaire de personnes à faibles revenus.

    Le Conseil communal du 26 février 2014 a donc approuvé à l’unanimité le texte de la concession domaniale accordée à cette asbl pour une durée de 10 ans.

    ferme de froidmont insertion,maraîchage,bioEric de SÉJOURNET







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    (1) La Ferme de Froidmont Insertion « a pour but de promouvoir l’accueil, le logement et la rencontre de personnes, de groupes et d’organisations; la formation et l’enseignement; l’insertion multidimensionnelle de personnes précarisées y compris l’insertion socioprofessionnelle ».
    
(2) pour que les produits de cette asbl puissent être estampillés ‘bio’, ils devront être contrôlés de manière spécifique selon un cahier des charges européen (analyse des terres, des semences et des produits finis, …) et obtenir le label d’un organisme de contrôle et de certification agréé.

    Thématique | ENVIRONNEMENT, SOCIAL Édition | Eric de Séjournet © 2007-2018
  • "Cherche crèche"

    rixensart,crêches,grimbergheLe Collège l’avait annoncé dans sa Déclaration de politique générale : «Création de 30 places par l’acquisition ou la construction d’un bâtiment». Par contre, il n’en avait pas encore précisé l’endroit. C’est pourquoi, la veille du Conseil communal du 25 septembre 2013, les autorités communales avaient réuni les riverains du site de Grimberghe, afin de leur présenter leur projet de construction d’une nouvelle structure d’accueil ... pour 48 enfants. Il nous a été rapporté que, d’emblée, ils furent confrontés à l’étonnement des riverains (1).

    Toutefois, si le besoin de créer de nouvelles places d’accueil est réel, l’empressement du Collège à ne pas laisser ‘filer’ les subsides (2) y afférents est compréhensible. Le Bourgmestre et l’Echevine des Affaires sociales ont su convaincre une partie du conseil communal, en déclarant vouloir mettre tout en oeuvre afin d’en réduire l’impact sur l’environnement et la mobilité dans le quartier, notamment par l’aménagement d’un rond-point à l’intersection de la rue Albert Croy et de l’avenue Roger de Grimberghe.

    Eric de SÉJOURNET (PROXIMITÉ) a demandé que l’on tire les leçons du passé, notamment celles concernant la construction en 2006 de la crèche de la rue du Tilleul aux Charmettes (3). «Que le Collège s’inspire d’un modèle de crèche idéale que les autorités wallonnes ou des organismes spécialisés devraient pouvoir lui conseiller».

    PROXIMITÉ a opté pour la confiance en ce projet.

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    (1) Le Collège n’avait pas convié les partis politiques rixensartois à cette réunion d’information
    (2) Un subside provincial pour la création de 24 nouvelles places d’accueil (24 x 10.000 euros, soit 240.000 euros) avait été accordé en 2012 pour le site du ‘Bois des Mayeurs’
    (3) «Rixenfant, premières impressions», in Carnets de Proximité du 18 juin 2011
    (4)  Illustration : Kindergarten, Margret Hofheinz-Döring (1910-1994)

    TITRES DE LA PRESSE : Une crèche de 48 places à Grimberghe (L'Avenir, 6/10/2013) | Crèche à Grimberghe, l'alternative d'Ecolo (L'Avenir, 11/10/2013)

    Thématique | PETITE ENFANCE, SOCIAL Édition | Eric de Séjournet © 2007-2018
  • Moins valides : accessibilité des lieux publics

    genval,bibliothèque communale,moins valides,question de conseiller

    Inaugurée le 18 novembre 2006, la nouvelle aile de la bibliothèque communale à Genval «aura coûté un peu plus de 1,3 million d’euros, financé sur fond propre vu l’absence de subsides» (1).

    Presque tout a été mis en œuvre afin de donner aux personnes moins valides un accès aisé à la culture : parkings, rampes d’accès, sanitaires adaptés. Sauf que, comme l'a écrit PROXIMITÉ le 17 septembre 2009 (2), les livres pour adultes se trouvent au premier étage … et un ascenseur fait défaut. Résultat ? Les personnes moins valides doivent se contenter de bandes dessinées et de livres pour enfants. Et dans le cadre des travaux inutiles, on peut se demander pourquoi un deuxième accès pour personnes à mobilité réduite a été aménagé à l’entrée ouest ... qui, on ne sait pour quelles raisons, a été condamné.

    Lors du Conseil communal du 24 février 2010, PROXIMITÉ a une nouvelle fois insisté sur le fait que les personnes à mobilité réduite n’avaient pas accès à la salle de lecture pour adultes au premier étage. A la question orale de Michel WAUTOT (PROXIMITÉ), Aurélie Geeraerd (ECOLO), échevin responsable e.a. des bibliothèques, a répondu : «Un élévateur sera installé dans l'escalier» (3).

    Trois ans plus tard, PROXIMITÉ constate qu’aucun aménagement raisonnable, telle une plateforme fonctionnant comme un monte escalier classique, n’y a été réalisé et que les personnes moins valides sont toujours contraintes de rester au rez-de-chaussée et de lire ... des bandes dessinées.

    QUESTION ÉCRITE DE CONSEILLER ADRESSÉE AU COLLÈGE DES BOURGMESTRE ET ÉCHEVINS (4)

    1. Quels devoirs la commune de Rixensart a-t-elle effectués en interne depuis le 24 février 2010 (échevinats des Affaires sociales, des Moins valides, des Bibliothèques publiques)?

    2. Dans la négative, quelles solutions la commune de Rixensart compte-t-elle proposer afin de permettre aux personnes handicapées, voire âgées, d’accéder aisément aux collections de la bibliothèque communale à Genval? Quels délais de mise en place le Collège prévoit-il ?

    3. En général, le Collège compte-t-il établir un plan des aménagements raisonnables à mettre en oeuvre dans les lieux publics de la commune afin de permettre aux personnes à mobilité réduite de participer de façon autonome à la vie culturelle rixensartoise ? 


    genval,bibliothèque communale,moins valides,question de conseiller,eric de séjournet

    Eric de SÉJOURNET

    RÉPONSE DU COLLEGE

    1. Le grand nombre de bâtiments communaux, leurs affectations différentes et leurs situations disparates rendent très difficile un réaménagement complet en vue de mettre ceux-ci systématiquement aux normes à bref délai;

    2. toutefois, lors d’un rénovation et/ou transformation, il est déjà prévu - dans la mesure du possible - d’adapter l’accessibilité des lieux aux personnes moins valides;

    3. plus spécifiquement pour la bibliothèque communale, un ascenseur est toujours prévu; mais ne figure pas actuellement dans les priorités, compte tenu des contraintes budgétaires;

    4. le personnel de la bibliothèque a toujours veillé à prendre toutes les dispositions utiles pour accueillir au mieux les personnes moins valides. En effet, selon le type d’ouvrage demandé, le préposé spécialisé se rend toujours au rez-de-chaussée pour satisfaire les demandes exprimées;

    5. il en va aussi de même pour tous les autres services communaux où les mêmes problèmes peuvent se présenter;

    6. des synergies sont en cours au niveau du complexe sportif, de la piscine communale et des autres clubs sportifs, pour optimaliser l’utilisation de l’infrastructure du complexe pour les personnes moins valides.

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    (1) La Libre Belgique, Plus d’espace pour la bibliothèque communale, 28 novembre 2008
    (2) de SÉJOURNET Eric, Les naufragés de la mobilitéin Carnets de Proximité, 17 septembre 2009
    (3) WAUTOT Michel, Lecture pour tous ... et pour les moins valides aussi, in Carnets de Proximité, 1er mars 2010
    (4) de SÉJOURNET Eric, Moins valides : accessibilité des lieux publicsquestion écrite adressée au Collège des Bourgmestre et Echevins de Rixensart, 28 février 2013
    (5) réponse in extenso 
    du Collège, datée du 2 avril et reçue le 15 avril.

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  • 'Handycity', un défi à relever

    handycity,charte,personne handicapée,mobilité réduiteEn 2001, la commune de Rixensart adhéra à la Charte communale de l’Intégration de la Personne handicapée (1). En 2007, elle réitéra son engagement. Et le 27 mars dernier, le Collège a présenté une nouvelle adhésion, «attendu l’impact positif que cette charte peut avoir sur l’intégration de la personne handicapée (2)».

    Peu loquace, Patricia Lebon (NAPMR), Echevine des Affaires sociales, n’a pas jugé bon d’en exposer les antécédents ni d’expliquer les intentions de la majorité.

    Vu ce déficit de communication, Eric de SÉJOURNET (PROXIMITÉ) a donc interpellé le Collège : «Au même titre que 183 autres communes de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rixensart a marqué à deux reprises son engagement en faveur des personnes handicapées. Depuis 12 ans donc, notre commune s’engage dans ce processus d’intégration de la personne handicapée. PROXIMITÉ s’en réjouit, mais s’étonne de ne pas entendre l’Echevine des Affaires sociales exposer les 15 principes de ladite charte, ni de présenter les lignes de force que la commune compte développer en la matière. Pour notre part, faire de la figuration sur la liste des communes signataires ne suffit pas ! PROXIMITÉ rappelle qu'aujourd'hui la commune réitérera pour la troisième fois son engagement ‘à prendre les dispositions nécessaires pour concrétiser les prescriptions énoncées dans la charte, le cas échéant selon des priorités aménagées en fonction des réalités de terrain’. D’où notre question : ‘A l’instar de 54 autres communes lauréates de la Fédération Wallonie-Bruxelles, quels efforts la commune de Rixensart compte-t-elle consentir afin d’obtenir le label national ‘Handycity’ (3), objectif qui coule de source puisqu’il est inscrit dans la charte ?»

    «La commune de Rixensart n’a pas cette ambition», répondit Patricia Lebon (NAPMR) à l’assemblée, et elle évoqua brièvement la bonne volonté de la commune à venir en aide aux personnes handicapées, comme au Val des Coccinelles ou via le service social de la commune.

    Certes, tout effort est apprécié, mais PROXIMITÉ estime que la commune ne peut se contenter des acquis. L‘expérience accumulée depuis les 12 dernières années ne doit-elle pas mener la commune à l’excellence ... et à l’obtention du label ‘Handycity’ ?

    Aussi, PROXIMITÉ invite-t-il les autorités communales à ‘mettre en place les mécanismes de consultation nécessaires pour que les personnes handicapées, leur représentant légal et les associations de personnes handicapées soient consultés et entendus chaque fois qu’un aspect de la politique communale peut, de près ou de loin les concerner’ (4). Concrètement, créer un Comité communal des Personnes à Mobilité réduite, des Seniors et des Personnes handicapées, afin que chacun s’y sente écouté et respecté (5).

     

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    (1) Charte communale de l’Intégration de la Personne Handicapée
    (2) Commune de Rixensart - Ordre du jour du conseil communal, Social, point VI.1, 27 mars 2013 
    (3) Handycity® est un label national qui vise à encourager les communes qui travaillent pour l’intégration des personnes handicapées dans les facettes de la vie communale. Chaque initiative, petite ou grande, peut contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des personnes handicapées, de vie de tout un chacun. Chaque commune candidate à Handycity®, selon ses réalités de terrain, ne s’engage qu’à incorporer, avec un soin particulier, une dimension «personnes handicapées» dans les différents projets concernant l’ensemble de la population. Handycity® est en quelque sorte une reconnaissance des personnes handicapées pour les efforts fournis au quotidien par les communes.  
    (4) Charte communale de l’Intégration de la Personne Handicapée, article 4 
    (5) Le 7 juin 2013, l'Echevin de la Personne à mobilité réduite publie dans le Rixensart Info un article à valeur informative ajoutée que nous vous invitons à lire sur le site Internet de la commune : www.rixensart.be

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  • CPAS, réinstaurer la confiance

    Dans son dépliant «ENSEMBLE» distribué le 24 septembre 2012, PROXIMITÉ faisait part de ses interrogations sur la gestion politique du CPAS de Rixensart et référait à l’article de LA LIBRE BELGIQUE «A Rixensart, NAP ratisse large», paru les samedi et dimanche 18 et 19 août 2012. Le 24 septembre 2012 était publié, également dans La Libre Belgique, un droit de réponse de la secrétaire du CPAS de Rixensart. Dans un souci d’équité et de transparence, le groupe PROXIMITÉ estime devoir relayer cette information, à titre complémentaire et sous réserve toutefois que les ‘propos tenus le sont sous l’entière responsabilité de leur auteur'.

    « Madame VANDER LINDEN, Secrétaire du CPAS de Rixensart, entend apporter certaines précisions et rectifications quant au contenu de l’article « A Rixensart, NAP ratisse large » paru dans le journal La Libre Belgique du week-end des 18 et 19 août dernier.

    S’il est vrai que la gestion du CPAS de Rixensart pose, depuis plusieurs années, certains problèmes, la responsabilité de ces dysfonctionnements ne peut être attribuée à Madame VANDER LINDEN en raison des problèmes qu’elle rencontre dans ses relations professionnelles avec la Présidente du CPAS, comme le suggère l’article précité.

    En effet, en 2008 déjà, un audit mettait en lumière l’immixtion nuisible de certains responsables politiques dans la gestion quotidienne du CPAS.

    Ce même audit ne préconisait pas formellement la désignation d’un Directeur des ressources humaines, mais soulignait la nécessité de mieux gérer les ressources humaines du CPAS de Rixensart.

    Il fut alors décidé de désigner la belle-mère du fils du Bourgmestre en qualité de Directrice des ressources humaines, alors même que ce lien de parenté ne pouvait raisonnablement être ignoré par l’ensemble des responsables politiques locaux.

    Outre ces problèmes de gestion, des problèmes relationnels sont également apparus entre Madame VANDER LINDEN et la Présidente du CPAS, cette dernière s’immisçant de manière récurrente dans l’exercice des fonctions de Madame VANDER LINDEN, laquelle est, en vertu de la législation, chef du personnel. Cette immixtion fût d’ailleurs constatée, à deux reprises, par un Inspecteur de la Région wallonne, en mai 2007 et mai 2008.

    La secrétaire conteste solennellement s’être rendue coupable d’agression physique et verbale à l’égard de la Présidente du CPAS de Rixensart. Tout au contraire, elle estime avoir été victime d’un telle agression et a, en conséquence, porté plainte à l’encontre de la Présidente du CPAS des chefs de coups et blessures volontaires et de harcèlement.

    Le Conseil de l’Action sociale, semblant prendre fait et cause pour sa Présidente, a alors ouvert une procédure disciplinaire à l’encontre de Madame VANDER LINDEN. Cependant, alors même qu’elle a été entendue par le Conseil de l’Action sociale le 30 mai dernier, force est de constater qu’aucune sanction disciplinaire ne lui a été infligée.

    Par ailleurs, Madame VANDER LINDEN établit une séparation stricte et totale entre sa vie privée et sa vie professionnelle. Le mandat politique dont est titulaire son compagnon est totalement étranger au conflit professionnel qu’elle rencontre en sa qualité de Secrétaire du CPAS.

    Elle ne s’est, en outre, jamais vu proposer de renoncer à son poste de Secrétaire du CPAS de Rixensart moyennant un dédommagement de 500.000 euros, comme l’expose l’article « A Rixensart, NAP ratisse large ». Tout au plus, le bourgmestre lui a-t-il fait savoir que pour préserver une majorité politique fragile, il conviendrait de se séparer d’elle, ajoutant que tout s’achète !

    Madame VANDER LINDEN continue donc à exercer ses fonctions de Secrétaire du CPAS de Rixensart, mue par la volonté d’exercer celles-ci de manière efficiente et impartiale, et consciente de la nécessité de prémunir la gestion du CPAS contre toute immixtion de nature politique».

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  • Le Val du Héron

    Le Val du Héron.jpg 

    La situation au Val du Héron reste difficile pour les résidents et le personnel. Gérée par le CPAS de Rixensart, cette maison de repos et de soins (MRS) peut accueillir théoriquement 85 personnes. Toutefois, à cause des travaux interminables, seuls 78 pensionnaires y sont logés, dont 14 sont toujours isolés au 3° étage de l’ancien bâtiment. Ces derniers ont la possibilité de faire appel au service de télé-secours …

    La communication avec cette aile séparée et avec celles du nouveau bâtiment reste compliquée : l’accès, par exemple, par le sous-sol, n’est pas de tout repos. L’ascenseur principal qui permet l’accès au restaurant et aux chambres, est tombé plusieurs fois en panne durant le mois de mai et a entraîné certains jours, une situation quelque peu chaotique : les résidents ne pouvaient descendre et le personnel s’est mobilisé pour apporter les repas dans les chambres. Un tout grand bravo à tous les membres du personnel qui venaient même en dehors de leurs heures de travail et avec des membres de leur famille pour aider les résidents.

    Le bruit des marteaux-piqueurs, les couloirs interminables, les problèmes d’ascenseurs, tous ces éléments ne contribuent pas au bien-être que les personnes âgées peuvent souhaiter dans une maison de repos. Ces dernières se sentent isolées et le personnel, frustré du fait qu’il ne peut exécuter correctement son travail, n’a même plus le temps de les écouter.

    L’accumulation des problèmes a entraîné un surcroit de travail et de fatigue pour le personnel. De nombreux certificats de maladie ont été remis ces dernières semaines et deux démissions importantes ont été enregistrées : l’infirmière en chef (remplacée depuis) et une infirmière. Un troisième temps-plein infirmier arrive en fin de carrière au mois de juin.

    Au cours d’un des derniers Conseils du CPAS, le nouveau directeur du Val du Héron nous a exposé son évaluation de la situation et envisage des pistes pour optimaliser la MRS : engagement d’une aide soignante supplémentaire, d’un ¾ temps infirmier de nuit, d’un ½ temps assistante sociale, de personnes mises au travail sous contrat d’article 60, d’ étudiants. Appel a aussi été fait à des bénévoles notamment pour aider aux déplacements des personnes pour les repas. Quant aux infirmières, la MRS en cherche toujours ....

    Concernant le Comité du Val du Héron, PROXIMITÉ avait demandé a plusieurs reprises sa tenue mensuelle. A chaque fois, la réunion du comité avait été annulée ... en dernière minute. Aujourd’hui, enfin, les conseillers du CPAS ont reçu le procès-verbal de la dernière réunion de mars 2010 (!). PROXIMITÉ se doit de positiver et insiste pour que, main dans la main, les responsables et les politiques rixensartois essayent ensemble réellement de trouver des solutions à toutes ces difficultés, dans l’intérêt des personnes âgées et de ceux qui les soignent.

    val du héron,maison de repos et de soins,mrsMicheline MARION

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  • Rixenfant, premières impressions

    crêches
    Rixenfant 2009 © Eric de Séjournet

    Depuis le 16 mars dernier, je représente le groupe PROXIMITÉ en tant que membre Expert au Conseil d’administration de l’asbl Rixenfant avec voix consultative, en attendant d’être nommée Administrateur avec voix délibérative. J’ai déjà assisté à l’Assemblée générale ordinaire, à deux Conseils d’administration et fait une visite des bâtiments de l’asbl.

    Je me suis attelée à apprendre les rouages de cette asbl créée en 2002 à l’initiative de la Commune de Rixensart en partenariat avec le CPAS et l’Intercommunale Sociale du Brabant Wallon (ISBW).

    A ce jour, l’asbl gère trois structures d’accueil : le Couffin, le Landau et le P’tit Nid, toutes trois implantées dans un même bâtiment sis aux Charmettes et générant une capacité totale de 63 places, toutes occupées.

    Le Couffin et le Landau sont deux maisons d’enfants existant pour l’une, depuis 2002 et pour l’autre, depuis 2007. Le P’tit Nid est une halte d’accueil existant depuis 2007. La halte d’accueil, contrairement aux maisons d’enfants, offre un accueil limité dans le temps lorsque une famille en éprouve le besoin pour des raisons sociales, médicales, professionnelles ou autres.

    Le projet éducatif de Rixenfant, alimenté par des formations individuelles et collectives et des réunions d’équipe me semble de qualité et très positif. Madame Patricia Lebon s’y implique avec enthousiasme et estime qu’il faut toujours pouvoir se remettre en question, tant sur le plan du personnel que de la gestion financière. Et gérer trois structures différentes sous un même toit n’est pas chose aisée !

    Le personnel représente 80 % des dépenses, les 20 % restants étant des charges, des achats et des amortissements. L’asbl accusait pour l’année 2009/2010 une légère perte de 16.533 euros ce qui est une amélioration certaine par rapport aux 38.822 euros de l’année précédente.

    Au niveau des subsides, la majorité de ceux-ci proviennent de la commune, ensuite par ordre décroissant, de l’Aide à la Promotion de l’Emploi(APE),du Programme de Transition Professionnelle (PTP), de l’Intercommunale Sociale du Brabant Wallon (ISBW) et, in fine, de l’Office National de l’Emploi (ONEm).

    La participation financière mensuelle des parents est basée sur leurs revenus nets. Une réduction est accordée aux familles nombreuses ainsi qu’aux familles dont deux enfants sont accueillis dans une même structure.

    Le montant de toutes ces participations n’arrive cependant pas à la moitié des charges du personnel.

    Afin d’essayer de réduire les dépenses matérielles et au niveau des commandes d’alimentation, un groupe d’administrateurs effectue pour le moment une étude comparative des prix entre différents fournisseurs.

    Invitée par la Directrice, j’ai visité le bâtiment qui abrite Rixenfant. Suivant l'historique de l'asbl, ce bâtiment construit en 2006, "a été réfléchi et réalisé dans le concept des règles du développement durable et dans le concept de basse consommation d’énergie".

    Quand on l’observe de l’extérieur, le bois qui habille la façade verdit déjà à divers endroits et le bâtiment va, à mon avis, vite vieillir. Il est vrai que deux grands arbres accolés au bâtiment sont probablement responsables d’une partie de cette dégradation.

    Quand on pénètre à l’intérieur, l’impression première est une impression de lumière et de modernité mais au fil de la visite, on se rend compte que le bâtiment est plus esthétique que pratique pour la fonction à laquelle il est destiné. Et je ne suis pas la seule à le penser : trop d’escaliers à monter et à descendre, perte de place due à l’architecture, étage sacrifié par rapport au rez-de-chaussée, chambres exiguës et peu ventilées, mini buanderie sans fenêtre, entretien et accès aux fenêtres difficiles, résonance, …

    Retenons surtout que le but premier de Rixenfant est l’enfant. L'asbl met "l'enfant au centre du projet éducatif et à chaque groupe d’enfants, correspond une équipe de puéricultrices qui leur assure un maximum de sécurité tant affective que matérielle. Les parents sont et resteront toujours les premiers éducateurs de leur enfant. C’est pourquoi, la communication entre l’équipe de l’asbl et les parents est un outil déterminant dans le partenariat qui les lie".

    J’espère pouvoir vous confirmer cela d’ici quelques mois après avoir approfondi ma connaissance de Rixenfant. Par le biais d’une maman les représentant au Conseil d’administration, je serai particulièrement attentive à écouter les parents.

    crêchesBernadette de WILDE d'ESTMAEL

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  • Pour qui roule la Régie foncière ?

    La Régie foncière photo Stilfehler nbc.jpgLa Régie foncière est un service communal qui met à la disposition des citoyens des logements à loyer modéré.

    Elle agit en conformité avec l’arrêté ministériel portant exécution de l’arrêté du Gouvernement wallon du 19 juillet 2001 relatif au programme communal d’actions en matière de logement. C’est ainsi que des critères d’accession aux logements ont été définis. D’une part, les candidats locataires disposeront d’un revenu mensuel net global inférieur à 2.500 euros augmenté de 250 euros par enfants à charge. Le montant du loyer ne pourra pas représenter plus du tiers du revenu mensuel net global. D’autre part, les candidats doivent avoir des attaches avec la commune de Rixensart et ne pas être propriétaire d’un logement.

    Le parc immobilier de la Régie foncière de Rixensart compte actuellement un peu plus de 70 logements répartis sur les sites de Rosières et Genval :

    - Genval : la résidence du Parc (avenue Normande), les Tilleuls (rue de Rixensart) et le Vallon (rue du Vallon).

    - Rosières : Rosier Bois (rue Rosier-Bois et place Ardelle) et les résidences du Grand Fory (rue de la Hulpe 97) et du Petit Fory (rue de la Hulpe 99).

    A ceux-ci, il faut encore ajouter 2 appartements à Froidmont et 1 appartement au Fonds Tasnier (Notre Maison) pour placement temporaire … à ne pas confondre avec un logement ‘de transit et d’insertion’.

    Depuis la première réunion du Conseil de la Régie, le 22 mars 2007, il s’est tenu 17 réunions du Conseil et 29 réunions du Bureau. Ces réunions se déroulent dans une ambiance conviviale.

    - Le Conseil de la régie comprend 20 membres régulièrement informés des travaux réalisés et chantiers en cours.

    - Le Bureau comprend 6 personnes qui sont consultées à propos des travaux d’aménagement ou de remises en état, des attributions de logements, des projets futurs ainsi que de la situation des locataires en retard de paiement.

    Parmi les réalisations, je citerai la rédaction du règlement d’ordre intérieur et la remise en état du Petit Fory (rue de La Hulpe). Ajoutons encore aux acquis, la transformation de 3 anciens magasins en centre d’accueil pour la petite enfance. Celui-ci accueille provisoirement la crèche ‘La Ribambelle’ du CPAS, l’asbl communale Rixenfant assurant la relève par la suite.

    Un problème récurrent concerne les retards de paiement. En effet, si le produit des locations est estimé à € 450.000 par an, il faut constater qu’en date du 28 février 2011, 13% des loyers étaient en retard de paiement. Des rappels et procédures sont effectués à la requête du Bureau.

    Quant aux projets, j’avancerai le réaménagement du site de l’ancienne Ecole des Garçons de Genval, la réhabilitation d’un appartement dans le bâtiment dit ‘La Perche’, les accords de partage avec la société de logements ‘Notre Maison’ ou encore l’acquisition de logements qui seront construits sur le site des anciennes Papeteries de Genval.

    Si équité et transparence sont les maîtres-mots pour l’attribution des logements à loyer modéré, la commune de Rixensart regrette dans son dernier rapport annuel la mise à l’écart du pouvoir local. En effet, suite au décret de la Région wallonne modifié en juillet 2008, ce dernier ne peut plus participer aux Comités d’attribution. Conséquence : à Rixensart, les autorités communales ne savent plus répondre à la demande actuelle de logements émanant de sa propre population. Un comble quand on sait que depuis plusieurs législatures, la commune a investi pour favoriser l’accès au logement de ses habitants.

    Jacques DE WOLF20110526 Réunion plénière du printemps nb (45).JPG

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  • Scouts et guides méritaient un débat d’idées

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    La Mare aux Loups © Eric de Séjournet

    En votant le 27 avril dernier la convention autorisant l’implantation de ‘Jardins partagés’ dans le parc communal, projet du CPAS sur lequel nous ne formulions aucune objection d’ailleurs, le Conseil communal a, de facto, éliminé la possibilité d’y loger nos ‘scouts et guides sans abri’. Pourtant, PROXIMITÉ avait demandé le report du point, afin qu’une étude globale et communale voit enfin le jour, comme promise par le bourgmestre en d’autres temps.

    Souvenez-vous, quand les unités scoutes et guides des 16e et 24e BW ont dû, en septembre 2009, évacuer leurs locaux (pour cause d’insalubrité) situés dans les jardins de la cure de Sainte-Croix, PROXIMITÉ avait fortement appuyé le discours général consistant à reloger au plus vite ces jeunes et que, si l’espace de la Mare aux Loups pouvait convenir, il fallait étudier d’autres possibilités d’emplacement avant de prendre une décision.

    En 2010, nous étions, entre autres, allés voir un terrain communal situé dans le parc de Grimberghe, entre la Maison des Académies, la rue Croy et l’avenue de Grimberghe. Le type d’habitat environnant peut se comparer à celui de la Mare aux Loups et sa configuration est intéressante notamment au niveau du bruit (légère dénivellation - contiguïté avec le parc communal - l’endroit est viabilisé et un parking est disponible pour y peut déposer les enfants). Ce parc jouxte celui de la Maison communale et tout deux sont d’excellents terrains de jeux situés au centre de la commune.

    C’est pourquoi, dans notre intervention au Conseil communal du 27 avril 2011, nous répétions : « Pourquoi décider dans la précipitation de l’implantation de ‘jardins partagés’ dans le Parc communal, alors que cet emplacement pourrait également convenir pour nos ‘scouts sans abri’ ? »

    Ce 27 avril, nous avons redit l’impatience des jeunes qui depuis près de deux ans attendent … nous avons également rappelé que malgré notre insistance de réaliser une étude approfondie et ouverte, le collège n’a jamais mis en place le groupe de travail, promis au Conseil communal du 25 novembre 2009 et que jusqu’à présent aucune étude d’implantation des scouts dans le Parc communal n’a été réalisée.

    Qui plus est, PROXIMITÉ a mis sur la table du conseil communal un document émanant de l’Administration communale elle-même, faisant état de 28 hectares de terrains non bâtis appartenant à la commune et disséminés sur l’ensemble de son territoire. Dans toutes ces ‘surfaces communales’, n’y en a-t-il pas une qui permettrait d’accueillir nos jeunes ?

    Ce 27 avril nous avons défendu notre principe que dans ce dossier il fallait atteindre un objectif : 'reloger les scouts sur un site où leurs activités auraient un maximum d’avantages et où les habitants auraient un minimum de dérangements'. Mais le Collège (NAP–UC/PS-ECOLO) a confirmé sa position, se contentant de vanter les mérites du site de la Mare aux Loups. Notre amendement d’un moratoire sur le sujet, afin d’étudier toutes les possibilités d’implantation, a donc été rejeté.

    Ce 27 avril, PROXIMITÉ espérait une discussion constructive et sereine sur un sujet que chacun trouve important mais la majorité n’a pas saisi cette opportunité d’échange pour mener un vrai débat d’idées.

    scouts,mare aux loups,jardins partagésscouts,mare aux loups,jardins partagésscouts,mare aux loups,jardins partagésEtienne DUBUISSON, Michel COENRAETS et Michel WAUTOT
    Conseillers communaux PROXIMITÉ

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  • Scouts ou Jardiniers ?

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    Parc de Grimberghe (montage de 5 photos) 2011 © Eric de Séjournet (cliquez sur le montage pour l'agrandir)

    Pourquoi décider dans la précipitation de l’implantation de ‘jardins partagés’ dans le Parc communal, alors que cet emplacement pourrait convenir pour nos 'scouts sans abris' ?

    Quand les unités scoutes et guides des 16e et 24e BW ont dû, en septembre 2009, évacuer leurs locaux (pour cause d’insalubrité) situés dans les jardins de la cure de Sainte-Croix, PROXIMITÉ avait réagi en disant qu’il était impératif de reloger au plus vite ces jeunes et que, si l’espace de la Mare aux Loups pouvait convenir, il fallait étudier d’autres possibilités d’emplacements avant de prendre une décision.

    La majorité actuelle a toutefois d’emblée jeté son dévolu sur l’emplacement de la Mare aux Loups. Cette option portée à la connaissance des riverains provoqua l’approbation des uns et l’opposition des autres.

    Chez PROXIMITÉ toutefois, nous n’avons pas abandonné notre idée première. Nous sommes allés voir un terrain communal situé dans le parc de Grimberghe (*), entre la Maison des Académies, la rue Croy et l’avenue de Grimberghe. Celui-ci nous a paru intéressant et nous en avons fait part au Conseil communal. Le Collège nous a répondu que cette proposition était envisageable au cas où le projet de la Mare aux Loups ne s’avérait pas réalisable.

    Depuis près de deux ans maintenant, les jeunes attendent … Malgré l’insistance de PROXIMITÉ de réaliser une étude sérieuse et ouverte, le bourgmestre n’a jamais mis en place un groupe de travail, promis au Conseil communal du 25 novembre 2009. Groupe dont les délégués avaient pourtant été dûment désignés à sa demande. Bref, aucune étude d'implantation des scouts dans le Parc communal n'a été réalisée. Depuis 2009, le point des « locaux scouts » n’a été mis à l’agenda du Conseil communal, qu’à la demande de la minorité. Aujourd’hui, le Collège communal propose de voter ce 27 avril 2011 l’octroi au CPAS d’une concession domaniale sur le site de la Maison des Académies, pour la ‘création’ (**) d’un espace de « Jardins Partagés ».

    PROXIMITÉ s’en étonne, puisque ce choix élimine de facto un site possible pour les scouts. En effet, nous vous rappelons que le site de Grimberghe offre de nombreux avantages déjà évoqués auparavant, à savoir :

    1. Le terrain appartient à la commune
    2. Sa configuration est intéressante notamment au niveau du bruit (légère dénivellation - contiguïté avec le parc communal)
    3. L’habitat environnant peut se comparer à celui de la Mare aux Loups
    4. Le parc attenant à celui de la Maison communale, est un excellent terrain de jeux
    5. La situation du site est nettement plus au centre de la commune
    6. Au niveau flux de circulation, il y a un parking où l’on peut déposer les enfants

    Sans oublier que le comité de quartier de la Mare aux Loups utilisera tous les recours possibles contre cette implantation. On peut se poser la question : En quelle année les scouts auront-ils enfin leurs locaux ?

    Nous précisons toutefois que nous ne formulons aucune objection à l’encontre du projet des « Jardins Partagés ». Nous répétons simplement que la décision d’implantation des nouveaux locaux scouts ne peut se faire sans une étude du site de Grimberghe.

    PROXIMITÉ estime également, que mettre en œuvre un terrain potager est nettement plus facile que de construire des bâtiments. Le dérangement pour l’habitat environnant n’est-il pas insignifiant quand il s’agit de jardiniers ? Un jardin potager ne peut-il être implanté quasi partout?

    Pour ces différents motifs, nous insistons auprès de l’Echevin de la Jeunesse pour qu’il appuie notre proposition constructive et demandons que ce point soit retiré de l’ordre du jour du 27 avril, soit par consensus, soit par vote. Il pourra être remis à l’ordre du jour une fois l’étude globale réalisée sur l’implantation des locaux scouts.

    scouts,mare aux loups,parc de grimberghe,parc communal,jardins partagés,cpasMichel WAUTOT

     

     

      

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    (*) Le parc de Grimberghe forme un ensemble avec le parc de la Maison communale

    (**) Le mot ‘création’ est dépassé car le terrain a déjà été labouré …

     

    scouts,mare aux loups,parc de grimberghe,parc communal,jardins partagés,cpas

    Communiqué de presse du 26 avril 2011 + carnets de PROXIMITÉ

     

    scouts,mare aux loups,parc de grimberghe,parc communal,jardins partagés,cpas26 avril 2011

     

     

    scouts,mare aux loups,parc de grimberghe,parc communal,jardins partagés,cpas27 avril 2011

     

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  • L’interminable chantier du CPAS rixensartois !

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    Lors du début du chantier de la Maison de Repos et de Soins du CPAS (MRS) en 2006, après déjà six longues années de tractations administratives et de profondes réflexions, ce titre aurait fait sourire … aujourd’hui c’est un cauchemar pour certains et tout particulièrement pour son personnel.

    maison de repos et de soins,mrs,cpasCet important chantier n’est en effet toujours pas terminé et se poursuit avec comme toile de fond des disputes au sein de la direction du CPAS, des plaintes pour harcèlement, des licenciements, des enquêtes diverses et enfin, un audit, dont la majorité nous a fait publiquement la promesse non tenue d’un suivi semestriel.

    Actuellement, avec le temps qui passe, on pourrait croire …à tort, que tous ces problèmes sont résolus ou font partie du passé.

    maison de repos et de soins,mrs,cpasPendant ce temps, la situation se complique encore car, à Rixensart, RER oblige, TUC RAIL (‘bureau d’ingénierie et de project management spécialisé en technique ferroviaire’) est devenu le nouveau propriétaire du bâtiment qui abrite le siège administratif du CPAS. Par la même occasion, du statut de propriétaire de son siège administratif (rue Collin), le CPAS est devenu le locataire (payant) de TUC RAIL. Ce nouveau propriétaire a, quant à lui, entamé les transformations de son immeuble et y installe ses bureaux et ses containers. Les conditions de travail se dégradent et deviennent de plus en plus difficiles à supporter pour le personnel administratif.

    Faut-il rappeler ce que PROXIMITÉ a maintes fois osé dénoncer durant ces dernières années :… qu’entre querelles et enquêtes diverses, on essaye de maintenir le navire au dessus des flots en donnant l’apparence d’une bonne gouvernance et d’une bonne gestion sans pour autant améliorer l’efficacité de certains services qui demeurent, l’un miné par un faible rendement (réinsertion sociale) l’autre plus cher au CPAS que dans le privé (titres services) ou le troisième affaibli par un absentéisme chronique. N’oublions pas l’importante contribution de 3.700.000 EUROS payée par les Rixensartois à leur CPAS.

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    Du côté de la MRS, le nouveau bâtiment à peine mis sous toit, les travaux se sont arrêtés pendant près d’un an, - procédure administrative oblige ! - pour reprendre enfin la deuxième phase avec l’arrivée des subsides. Perte de temps, perte d’énergie et manque à gagner !

    Pendant ce temps, le personnel de la MRS se plaint vainement de la détérioration de son milieu de travail. Il maintient pourtant envers et contre tout son remarquable esprit d’équipe tout en s’efforçant de voir les aspects positifs de cette situation … dite temporaire. Il est vrai que l’arrivée d’un nouveau responsable des finances ainsi que l’engagement d’un responsable des ressources humaines à la direction du CPAS contribuent partiellement de manière efficace au redressement (administratif).

    Aujourd’hui, malgré un chantier toujours en cours – (et qui, faut-il le préciser, se poursuit entre les deux nouvelles ailes du bâtiment, au cœur même de la MRS) - le déménagement des pensionnaires vers leur nouvelle chambre est partiellement réalisé grâce au professionnalisme, à la débrouillardise et à la bonne volonté du personnel responsable des soins, de l’entretien et de l’accompagnement des résidents.

    maison de repos et de soins,mrs,cpasForts de ce bon résultat, on semble ne pas percevoir la fatigue qui gagne ce personnel dévoué qui se sent maintenant totalement abandonné et incompris par sa direction trop occupée par sa gestion administrative. L’effort demandé est trop lourd et le malaise profond est dénoncé avec vigueur par le personnel de la MRS qui relève un manque de coordination et de communication avec la direction du CPAS. Sans même aborder les aspects de sécurité (incendie ?), il dénonce également les mauvaises conditions de travail dues à l’état général des lieux (poussière, bruits de chantier, manque d’éclairage dans quelques locaux, matériel en panne en attendant d’être remplacé, …), les distances à parcourir qui sont allongées et qui transforment le lieu de travail en véritable labyrinthe (pour rejoindre une aile différente il y a lieu de changer constamment d’étage en empruntant le seul ascenseur en état de fonctionnement). Les services sont totalement perturbés. Le temps perdu doit être regagné sur le temps dispensé aux soins des résidents et vraisemblablement aussi au détriment de la qualité et de la chaleur humaine. La satisfaction du travail accompli est minée !

    maison de repos et de soins,mrs,cpasEn conséquence, par manque d’écoute, les résidents se sentent de plus en plus isolés et abandonnés. Les doléances s’accumulent.

    Le personnel, de son côté, clame le manque de soutien de sa hiérarchie. Il s’épuise physiquement et moralement au vu de la qualité d’un travail qui ne peut plus être assumé correctement.

    maison de repos et de soins,mrs,cpasIl en résulte d’importantes démissions et un mécontentement qui déjà s’exporte publiquement avec force et explose extra muros. C’est bien ce qu’une trentaine de personnes a voulu exprimer en accueillant le Bourgmestre et les membres du Conseil du CPAS avec des calicots lors du dernier conseil du CPAS.

    Quelques jours auparavant, une réunion demandée par le personnel s’était déjà tenue, vu l’urgence, sous la houlette du premier échevin et en l’absence, pour motifs divers, des principaux concernés : bourgmestre, présidente du CPAS, secrétaire du CPAS, receveur du CPAS et directeur de la MRS.

    La bonne marche de la maison de repos rixensartoise a été sérieusement ébranlée au moment même où un nouveau directeur prend ses fonctions. Il lui appartient de remotiver son personnel qui se sent, de surcroît, abandonné, tâche extrêmement délicate et difficile ! Nous demandons qu’il soit soutenu efficacement dans sa tâche par la direction tout entière du CPAS.

    Notre CPAS … un chantier interminable qu’il faut clôturer sans autre délais ! Nous serons à l’écoute de tous, résidents et collaborateurs pour que notre CPAS retrouve très vite sa sérénité et la force que notre population attend.

    Etienne DUBUISSON

     

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  • L'envol du Val des Coccinelles

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    A l’unanimité, le Conseil communal du 24 février 2010 a voté une prise de participation majoritaire de la Commune dans l’asbl Val des Coccinelles (*), créée en 1989 par un groupe de parents de jeunes adultes handicapés mentaux légers à modérés afin de créer entre autres un ensemble de studios pour assurer leur avenir.


    Après 20 ans d’espoir et de persévérance, de recherches d’un lieu d’implantation, de chasse aux subsides, de réunions, de recherches de sponsors, de plans d’architectes et de permis de bâtir, de contrats et d’accords, mais aussi de déboires, les bénévoles de l’asbl sont récompensés : le Val des Coccinelles peut promettre aux premiers occupants d’entrer bientôt dans les 14 nouveaux studios sis rue de Messe 25c à 1330 Rixensart.

    Après avoir remercié
    tous les partis politiques rixensartoiset les dirigeants de l’asbl, l’Echevin des Affaires sociales, Patricia Lebon (NAP), a fait un exposé bien documenté retraçant l’historique de l’association. Au nom de tous les acteurs de ce dossier, y compris le CPAS, elle a présenté un plan, abordé les aspects juridiques de la prise de participation et défini le projet de vie de l’asbl. Sur le plan des finances, le Val des Coccinelles possède l’agrément de l’AWIPH (Agence Wallonne pour l’Intégration des Personnes Handicapées) et présente un bilan très sain avec des perspectives de financement solides.

    Didier HELLEPUTTE, président du Val des Coccinelles, se dit '
    satisfait que la commune donne un sérieux coup de main. Non seulement, cette structure est unique dans la région, mais la demande est également importante. Ce sont des personnes capables de tendre vers une autonomie relative, âgées entre 35 et 55 ans, qui résideront dès juin 2010 au Val des Coccinelles'.

    Eric de SEJOURNET


    (*) voir
    http://val-des-coccinelles.skynetblogs.be

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  • Plus de transparence partout, sauf au CPAS

    En ces temps de crise, la confiance en nos représentants politiques est plus que jamais indispensable. Cette confiance ne peut cependant exister qu’à travers une gestion saine, solidaire et transparente.

    Au niveau communal, cette transparence existe grâce à la proximité de nos mandataires mais également grâce à l’ouverture et à la publicité des débats du conseil communal. En effet, chaque citoyen peut assister au conseil communal et a même, sous certaines conditions, la possibilité de l’interpeller publiquement. De ce fait, tout un chacun peut apprécier la manière dont ses représentants, élus démocratiquement, agissent en son nom et contribuent à la bonne et saine gestion de sa commune ainsi qu’au bien-être de chacun. En outre les comptes-rendus des débats sont publiés et donc parfaitement accessibles à tous. 

    Depuis la réforme des polices et le regroupement des différents corps en zones de police, les citoyens ont également la possibilité d’assister à la séance publique du Conseil de police. Grâce à cette transparence, ils peuvent également se faire une idée précise de l’organisation de leur police et des difficultés rencontrées tout en appréciant le travail et la gestion des mandataires communaux qui les représentent dans ce conseil.  

    CPAS opacité vs transparence © Eric de Séjournet
    Par contre, dans le domaine social, la gestion confiée au Centre public d’aide social (CPAS) est beaucoup plus confidentielle voire opaque et aucun mécanisme de contrôle ou d’audit n’est actuellement mis en place. En effet, ses structures de gestion (conseil, bureau et comité), conformément à la législation régionale, se réunissent toujours à huis clos.
    Il est par conséquent permis de s’interroger sur le bien fondé de cette totale discrétion et des strictes mesures de confidentialité qui entourent la gestion du CPAS mais surtout de ses conséquences. Autrement dit, face à cette grande discrétion ou cette absence de transparence, comment gère-t-on notre contribution citoyenne à l’aide sociale au sein de la commune ? 

    Remarquons d’emblée que sur le plan social, une telle discrétion a pour conséquence d’occulter la misère locale qui discrètement reste concentrée dans un véritable étouffoir. En effet, le manque de transparence des CPAS isole le problème social de la commune, l’éloigne et le soustrait de notre vue. Le huis clos étouffe la solidarité tout en nous donnant bonne conscience puisque nous « payons » pour que le CPAS règle (en toute discrétion) les problèmes sociaux qui dès lors ne sont déjà plus les nôtres?

    Dans le domaine budgétaire, nous devons être bien conscients de l’importance des moyens financiers[1] mis annuellement à la disposition du CPAS et de l’impact significatif qu’ils ont sur le budget communal. Il y a lieu avant tout de constater que les procédures de gestion sont toujours identiques. En effet, dans sa manière de procéder, le CPAS ne distingue pas les aspects de politique générale ni la gestion budgétaire, des véritables dossiers sociaux et confidentiels. Les matières à gérer sont multiples et les services nombreux sont très diversifiés[2]. Il est donc opportun de s’interroger, voire de remettre publiquement en cause cette gestion couverte par le sceau du secret. Dans un tel contexte il est parfaitement permis de penser que les responsabilités de la gestion se diluent dans l’anonymat. Cette question est d’autant plus essentielle et capitale que les déficits budgétaires du CPAS doivent toujours et légalement être comblés par le budget communal.

    La seule opportunité offerte pour lever un coin du voile, réside dans les questions éventuelles en Conseil communal. Malheureusement à ce stade, il ne s’agit déjà plus d’une gestion mais bien d’une recherche d’informations qui de plus est souvent même prise pour une agression ! 

    La gestion des ressources humaines – également en vase clos au sein des CPAS - suscite par ailleurs de nombreux soupçons de clientélisme, de « ratissage » ou d’intérêts politiques dans la manière de gérer l’institution et l’aide sociale. De plus, elle est une source permanente de suspicions et de conflits. Evoluant dans cette enceinte fermée, ils se compliquent jusqu’à rendre le CPAS de Rixensart presque ingérable.

    En ce qui concerne les mandataires du CPAS, relevons deux caractéristiques. Hormis le président, les mandataires ne sont pas élus démocratiquement mais bien désignés par les différents groupes politiques représentés au conseil communal. Cette procédure de désignation est déjà en elle même un frein à leur liberté de penser et d’agir, puisque non pas élus directement mais nommés sur proposition d’un groupe politique, leur maintien dépend également du groupe qui les a proposé. Qui plus est, ils sont souvent recommandés pour leur aptitude et leur sensibilité sociale alors que le mandat de conseiller de CPAS qui leur est imparti, les confronte également, dans un cadre politisé, à d’importants aspects de gestion en matière de ressource humaine, financière et immobilière auxquels ils ne s’attendent bien souvent pas et pour lesquels ils ne sont pas toujours préparés.  Ce contexte comporte dès lors de grands risques de dérives au niveau de la bonne gestion et de l’éthique …et après tout pourquoi ne pas confier la gestion des affaires sociales d’une commune et donc la contribution financière de sa population à des représentants élus démocratiquement?

    En conclusion, la transparence dans la désignation des mandataires ainsi que dans la gestion par le biais de conseils de CPAS publics pour tout ce qui traite de la gestion politique, administrative et financière au même titre que pour les conseils communaux ou les conseils de zone de police est à mon sens un facteur important de sérénité et une garantie de meilleure gestion. C’est aussi par cette publicité et cette transparence que la solidarité pourra s’installer naturellement

    Régon wallonne mini logoLe gouvernement régional wallon précédent n’avait-il pas prévu une importante réforme afin de « généraliser la mise en place d’une gouvernance contemporaine et transparente en vue de réinstaurer la confiance entre les citoyens wallons et les autorités publiques »[3] ? Il était notamment question d’une carte d’identité financière de la commune, du CPAS et de ses services qui serait diffusée sur le site internet de la commune mais aussi d’un comité d’audit communal pour assurer l’audit du CPAS….. . Où en est-on ?

    Le suivi de tout ceci ne mérite-t-il pas d’être rappelé à  nos responsables régionaux ?

    Etienne DUBUISSON



    [1] Le budget 2009 du CPAS de Rixensart avoisine les 10Mio d’euros dont 3,6Mio de contribution des Rixensartois.

    [2] Gestion budgétaire, gestion des aides sociales, gestion de la construction de home, gestion de crèches, gestion du personnel CPAS (200 personnes), gestion de nombreux services (réinsertion, transport, aide aux familles, maison de repos et de soins, travaux, administration générale, …)

    [3] Note du Ministre des Affaires intérieures du gouvernement wallon – 16 juin 2006 - : « Gouvernance locale : Plus de transparence, plus de rigueur, plus de contrôle ».

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