ÉCONOMIE & EMPLOI

  • Regard dépassionné sur le CETA

    CETA_2014.pngNous n’avions pas prévu d’évoquer les élections américaines alors que nous souhaitions proposer une analyse à froid du psychodrame « Ceta ». L’actualité en a décidé autrement. Mais le détour sera bref. Etrangement, la colère d’une partie de l’électorat états-unien fait comme un écho à la surdité mutuelle des acteurs de l’imbroglio libre-échangiste.

    Car, par une de ces pirouettes dont l’histoire a le secret, le TTIP, l’accord de libre-échange en gestation entre l’Union européenne et les Etats-Unis, que les détracteurs du Ceta brandissaient à corps et à cri pour appuyer leurs inquiétudes, risque très fort de rester au frigo pour les quatre prochaines années. Notre propos n’est ni de nous en réjouir, ni de nous en attrister, simplement de porter sur ces événements un regard dépassionné.

    La grille de lecture sera la suivante. Et tant pis si nous sommes un peu trop schématiques. D’habitude, en politique, nous entendons des gens qui voudraient plus d’Etat. C’est la gauche. Son modèle de gouvernance est souvent étatique, du haut vers le bas. En face, il y a ceux qui pensent que le marché peut résoudre tous les problèmes des citoyens, c’est la droite, plus ou moins dirigiste. Entre les deux, il faut aussi compter avec des citoyens, regroupés parfois en organisations, que l’on appelle la société civile. Ils défendent souvent un surcroît d’autonomie, une forme d’initiative qui n’appartient ni à l’Etat, ni aux marchés. Et il faut bien reconnaître que dans toutes sortes de situations ce type d’action peut aussi résoudre certains problèmes de société.  

    Dans le cadre du Ceta, la Commission européenne tient un double rôle, très ambivalent. Elle fait office tout à la fois d’Etat et de partisan du marché. Elle incarne simultanément la droite et la gauche. La droite parce qu’elle souhaite promouvoir les marchés, le néolibéralisme. Et la gauche parce que, quoi qu’on en dise, le modèle de gouvernance intrinsèque des institutions européennes consiste à proposer une harmonisation, par le haut, de la façon dont nous vivons, produisons et consommons. Bref, en l’occurrence, la Commission européenne incarne la majorité des défauts de la droite comme de la gauche.  

    En face, nous avons une société civile qui, en Belgique francophone, concernant le Ceta, a fait montre d’un degré d’organisation et de ténacité sans précédent. Et comme la Belgique francophone a son contexte politique bien déterminé, un gouvernement fédéral de droite et des gouvernements régionaux, les opposants au Ceta ont fait feu de toutes parts et se sont enfoncés dans la brèche à brides abattues.

    Dans cette histoire, il est surtout question d’institutions européennes foncièrement incapables de communiquer sur l’objet de ce qu’elles négocient et d’un chef de gouvernement wallon qui a réussi un « coup de com’ ». Les citoyens, eux, sont de la revue, et il faut bien dire que les grands médias ne les ont pas spécialement aidés à comprendre les tenants et les aboutissants de ce dossier.

    VERKAEREN André nb 11.2016.jpgAndré VERKAEREN

     

     

     

     

     

     

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    Si vous souhaitez en savoir plus, nous vous invitons à lire le second article d’André VERKAEREN (PROXIMITÉ) dans lequel il dénonce l’incapacité criante de la Commission européenne de communiquer dans la transparence sur les objectifs du CETA. En effet, cet abandon de souveraineté doit être contrebalancé par un devoir d’information. D’autant plus que la commune de Rixensart accueille GSK et que le CETA constitue une avancée majeure en matière de propriété intellectuelle, notamment dans le domaine pharmaceutique.

    La négociation de ce traité de libre-échange met également a nu la volonté de certains acteurs politiques de tirer à eux la couverture médiatique, quitte à jouer sur les peurs les plus profondes de nos concitoyens.

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  • J'ai mal à mon commerce de proximité !

    logo_adl - copie.jpgDans le rapport annuel 2015 de la commune, sur un total de 259 pages, sept lignes seulement concernent nos commerçants. Faut-il encore préciser que quatre d'entre elles sont un ‘copier-coller' du rapport de l'année dernière?

    On est dès lors en droit de se poser très sérieusement la question de savoir ce qui est réellement et concrètement fait pour maintenir et dynamiser le commerce de proximité.

    Et pourtant, dès 2009, le Bourgmestre, conscient des difficultés rencontrées par les indépendants, souhaitait une "très longue vie au commerce de proximité, véritablement un pion majeur". 

    En février 2011, le Bourgmestre, toujours convaincu de la nécessité de soutenir nos commerçants, leur « garantit son aide dans toute la mesure des possibilités pour leur permettre de poursuivre et intensifier leurs activités au bénéfice de tous les Rixensartois ».... C'est là que l'incompréhension surgit ! 

    En 2012, le commerce local est totalement oublié dans la déclaration de majorité présentée aux membres du conseil communal. Pourtant, le secteur est en difficulté et souffre des travaux interminables du RER, et de la concurrence des grands centres commerciaux voisins.

    Le groupe PROXIMITE propose alors de re-dynamiser le commerce local par l'entremise d’une Agence de Développement Local (ADL) susceptible d'apporter, avec l'aide de subsides de la Région wallonne, un réel soutien aux commerces de détail. Le Collège promet d'examiner l'opportunité d'une telle structure.

    Et de fait, dans le rapport annuel 2013, il est précisé qu'une étude d'opportunité sur la mise en place d'une ADL est en cours et promesse est faite de remettre les conclusions en 2014.

    Dans son rapport annuel 2014, le Collège mentionne que "l'étude d'opportunité n'a pas encore débouché sur des résultats probants. L'analyse se poursuivra en 2015" et de poursuivre comme les années précédentes,par un parfait "copié-collé" annonçant que "des contacts se poursuivent avec les différents organismes et associations concernés afin de mieux cerner les besoins sur le mode comprendre et agir. Une réflexion est en cours sur les actions à entreprendre pour soutenir les commerçants ». Les mêmes phrases, les mêmes mots vagues mais aucune action!

    En 2015, plus rien. Il n'est même plus question d'une ADL …. et toujours la même phrase des années précédentes : "… les contacts se poursuivent avec les différents organismes et associations concernés" . En réalité, on reste dans le vague le plus absolu sans apercevoir le moindre élément concret.

    En attendant les difficultés des commerces locaux augmentent. Certains disparaissent, les vitrines restent vide et les locaux sont de plus en plus occupés par des services administratifs. Les commerçants se plaignent toujours du manque de contact avec l'autorité communale sauf pour "lorsqu'il s'agit de mettre sur pied une fête communale" ou, et généralement en dernière minute, pour une rare action organisée par l'Union des Classes moyennes. Jamais il ne leur a été parlé d'une ADL.  

    Et cette année, déçus du manque de soutien apporté par la commune, même le Marché de Noël ne sera pas organisé par les commerçants rixensartois.

    Sept lignes, très peu explicites, pour un domaine prétendument aussi important et déjà oublié dans la note de politique générale en début de mandat et qui de surcroît a également fait l'objet de plusieurs messages du Bourgmestre, c'est vraiment très peu, me semble-t-il.

    Espérons que cela ne soit pas le reflet de l'intérêt porté au commerce local.

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    Etienne DUBUISSON

     

     

     

     

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    TITRES DE LA PRESSE > Rixensart : le commerce de proximité en perdition (Le Soir, 11 janvier 2016)

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  • Osons dynamiser le commerce local

    agence de développement local,commerce local,question de conseiller,etienne dubuisson,eric de séjournetA l’issue des élections communales du 14 octobre 2012, un échevin des Classes moyennes a été désigné, ce dont PROXIMITÉ se réjouit car ce point figurait dans les Objectifs 2012-2018 de notre groupe.

    Le 27 février dernier, le Collège du Bourgmestre et des Echevins a présenté sa Déclaration de politique générale. PROXIMITÉ s’étonne que la majorité n’y fasse état des Classes moyennes et des commerces. Pourtant, le secteur est en difficulté, il souffre des travaux interminables du RER, et la concurrence des grands centres commerciaux est rude. Pourtant, les habitants de Rosières espèrent que le commerce local puisse s’y développer. Pourtant, en février 2012, PROXIMITÉ avait suggéré que la création d’une Agence de Développement Local (ADL) (1) puisse apporter un réel soutien aux commerces de détail.

    En effet, «sur base d’un partenariat de développement local rassemblant secteur public, secteur privé et monde associatif, une ADL a pour mission première d’impulser et de soutenir le développement de projets porteurs en termes de création d’activités économiques et/ou d’emplois durables», insiste Katlyn Van Overmeire, chargée de l’accompagnement des ADL au sein de l’Union des Villes et Communes de Wallonie (2).

    MISSIONS D’UNE AGENCE DE DÉVELOPPEMENT LOCAL

    - réunir l'ensemble des acteurs locaux dans un partenariat de développement local;
- initier et animer ce partenariat qui associe les pouvoirs publics, les secteurs privé et associatif sur le territoire communal;


    - identifier la nature des besoins et des potentialités locales en tenant compte des aspects économiques et de la création d'emplois;

    
- déterminer, dans le plan d'actions, les objectifs prioritaires et mettre en œuvre ceux-ci
- susciter et coordonner les actions partenariales définies dans le plan d'actions;

    
- utiliser prioritairement les ressources et le savoir-faire en vue de développer les capacités d'entreprises du territoire communal et de maintenir ou développer l'emploi durable;

    
- participer au réseau des A.D.L. afin de contribuer aux échanges de connaissances et de bonnes pratiques acquises et appliquer celles-ci sur le territoire communal;

    
- articuler le développement local avec les autres outils et organes de développement territorial de niveaux communal, intercommunal, provincial, régional, fédéral et européen

    QUESTION ÉCRITE DE CONSEILLER ADRESSÉE AU COLLÈGE DES BOURGMESTRE ET ÉCHEVINS (3)(4)

    1. Quelle politique le Collège compte-t-il mener en faveur des Classes moyennes et des commerces ?

    2. Le Collège projette-t-il de mettre en place une agence de développement local à Rixensart, chargée notamment d’identifier avec les associations de commerçants leurs besoins et leurs projets et de susciter les partenariats qui permettront la mise en place d’actions porteuses (voir nos pistes de réflexion présentées il y a plus d'un an) (1) ?

    agence de développement local,commerce local,question de conseiller,etienne dubuisson,eric de séjournetEtienne DUBUISSON







    PONSE DU COLLEGEDans sa réponse datée du 16 avril 2013, le Collège communal exprime pour la première fois depuis les élections son "intention de développer une politique en faveur des classes moyennes" et dévoile "le contenu de la déclaration de politique générale faisant partie des éléments qui n’ont pas été exposés et publiés" :

    "Au niveau des Classes Moyennes, l’objectif est de créer un contexte favorable au développement des activités commerciales et de service sur l’entité par une simplification des démarches à entreprendre pour développer les initiatives dans le secteur.

    En la matière, conscient de l’importance grandissante des réseaux d’entreprises, nous veillerons à dynamiser ceux-ci tant au niveau des actions de rencontrer d’entreprises telle que le pratiquent des associations comme le WLBA qu’au niveau des réseaux internet qui démontrent chaque jour leur utilité croissante.

    Un soutien aux initiatives locales de promotion de ces sociétés sera mis en oeuvre systématiquement via un support aux organisation de salons, foires, braderies, marchés ... afin de permettre aux entreprises de se développer dans un cadre harmonieux. Cela passe également par la résolution de problèmes rencontrés sur le terrain comme la question des parkings entre autres choses.

    Une cohérence dans les actions sera recherchée afin d’éviter les opérations menées trop en parallèle qui ne profitent pas des économies d’échelle qu’il y a moyen d’obtenir lorsque la coordination existe. A cet égard, l’opportunité de créer une ADL (Agence de Développement Local) sera examinée afin d’en mesurer la valeur ajoutée dans le développement d’une approche collective et intégrée au niveau du marketing, de l’information, des actions de rencontre et de promotion du commerce local".

    "A travers cet extrait, vous constaterez que la politique du Collège va bien dans le sens d’un soutien aux classes moyennes qui, nous en sommes bien conscients, doivent faire face à de nombreux challenges liés aux transformations de l’environnement local et de la crise économique".

    "Des contacts réguliers ont et auront lieu avec les différentes associations qui représentent les commerçants dans le but de développer le meilleur partenariat".

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    (1) DUBUISSON Etienne et de SÉJOURNET Eric, Pistes de réflexion pour dynamiser le commerce local, in Carnets de Proximité, 25 février 2012 
    (2) VAN OVERMEIRE Katlyn, Tour d’horizon des recommandations de la Commission d’agrément et d’accompagnement des ADL, in MOUVEMENT COMMUNAL n° 867, avril 2012, p. 39 à 44
    (3) Moniteur belge du 26 avril 2012, Code de la démocratie locale et de la décentralisation
    (4) de SÉJOURNET Eric, Questions écrites au Collège des Bourgmestre et Echevins et leurs réponses, in BULLETIN DES QUESTIONS ET REPONSES, 18 décembre 2012

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  • Intérêt majeur : l’emploi à Rixensart

    Emploi Tilleul.jpgLettre au Bourgmestre de Rixensart à propos du projet d’acquisition de l’ancien site de GSK Genval (cf décision de principe prise lors de la réunion de Conseil Communal du 29 février 2012)

     

    Monsieur le Bourgmestre,

    En juillet 2011, dès l’annonce de mise en vente du site GSK de Genval j’ai, comme vous, marqué un grand intérêt à l’achat de cette propriété par la Commune.

    Par ma note datée du 22 août 2011, je vous ai remis ainsi qu’à mes collègues de groupe les motifs portant mon intérêt pour l’acquisition de ce complexe de 7 500 m2 de bâtiment sur un terrain de 4,5ha au cœur de notre commune : je notais :

    'Intérêt majeur : l’emploi à Rixensart'. En effet, l’arrêt des activités de GSK à Genval a fait perdre à notre commune 300 emplois, il est du 'devoir' du pouvoir communal d’essayer par tous les moyens de retrouver ces emplois, d’attirer des candidats entrepreneurs, et leur offrir des surfaces de bureaux et d’ateliers répondant à leurs besoins.

    Pour aider à faire évoluer ce projet dans ce sens, j’ai pris divers contacts avec les responsables du développement économique du Brabant Wallon, l’IBW, Nivelinvest, l’UCL…. L’IBW m’a aussi confirmé ses contacts avec vous et son intérêt pour l’acquisition d’une partie du site pour nous aider à retrouver nos emplois.

    De votre côté, vous avez marqué dès le départ un très grand intérêt d’acquisition du site pour y rassembler le maximum de services communaux, le regroupement permettant une meilleure coordination et un appréciable gain de rendement des services. Sur ce sujet, par la même note du 22 août 2011, je notais 'Soyons attentifs avant d’attribuer un nouveau local à une activité communale, cela n’apporte ni en emploi, ni en finance, seulement parfois en service' !

    Lors de chacune des réunions que j’ai eues avec vous, avec mes collègues du Conseil depuis 8 mois à ce sujet j’ai répété 'on a perdu 300 emplois, on doit tout faire pour les retrouver' et la seule façon de faire est d’acquérir le complexe, de prendre la main pour diriger le projet de relance de l’emploi sur le site, avec l’IBW pour cette partie là, avec un autre pour ceci, nous-mêmes pour cela et il nous restera encore des disponibilités pour nos besoins école, services communaux, sport, mouvements de jeunesse, ….

    Au fil des mois, j’ai senti que ma façon de voir, 'priorité à l’emploi', gagnait du terrain et que les projets de grands déménagements –rassemblement chers à la direction de nos services communaux s’estompaient. Lors des réunions des représentants des divers groupes de notre Conseil communal que vous avez organisées les 7 et 14 février, nous avons évoqué l’importance des coûts en perte de temps et en frais pour tout déménagement de services communaux et la difficulté d’en faire une évaluation correcte. Ce n’était pas en cette période de crise que l’on pouvait se lancer dans de telles aventures ! Aussi, il a été convenu qu’aucune décision n’était prise d’un quelconque déménagement de service communal, mais que en acquérant l’ensemble du site nous aurions toutes les possibilités : structure emploi, accueil entreprise, services communaux, sport, école etc.

    C’est sur cette base que lors de la réunion du 14 février, après avoir eu réponses à nos questions et spécialement à celle relative au coût du financement, l’ensemble des représentants de groupe ont marqué leur volonté d’achat du site à un prix très mesuré, compte tenu des frais d’aménagement à prévoir et du temps à prévoir pour réaliser la relance des activités.

    Certains ont marqué leur décision avec enthousiasme, d’autres avec certaines réticences mais en finale, chacun des participants a pris part à la fixation du prix offert, prix déposé dans un total consensus, avec la seule condition demandée au Collège : en cas de décision positive du Conseil Communal de réaliser l’acquisition, le collège s’engage à revenir devant le Conseil pour tout projet d’exploitation du site.

    C’est sur cette condition de base que la décision d’acquisition devait être présentée au Conseil Communal du 29 février, et c’est dans ce sens que vous avez présenté le projet aux Conseillers devant le public intéressé. Malheureusement, le dossier administratif remis aux chefs de groupes du Conseil et le projet de délibération se présentaient de tout autre façon. Dans ces documents, on reprenait tous les projets des services communaux en oubliant presque totalement l’intérêt de base 'acquérir pour avoir la main afin de trouver les partenaires permettant de retrouver les emplois perdus'.

    Cette présentation administrative anormale par rapport à la décision du 14 février, et qui a induit plusieurs votes d’abstention, m’a amené à vous demander publiquement lors de la séance du Conseil du 29 février de retirer l’ensemble des paragraphes 'considérants' inclus dans le projet de délibération pour s’en tenir simplement aux paragraphes des 'décisions' et celle-là incluait la décision de revenir devant le Conseil en fonction de l’avancement du projet.

    Vous avez accepté ma demande de retrait des 'considérants' et c’est sur cette base que je me suis joint à la Majorité, comme promis, pour voter l’acquisition du site GSK de Genval en espérant que notre offre puisse aboutir dans le large consensus Communal que vous avez recherché dès juillet 2011, comme il convient pour un projet de cette envergure, si important pour l’avenir économique de notre commune et de ses habitants.

    En vous remerciant de votre attention, recevez, Monsieur le Bourgmestre, l’assurance de mes meilleurs sentiments.

    20110526 Réunion plénière du printemps nb (10).JPGMichel COENRAETS
    Conseiller communal
    Ancien bourgmestre

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  • Pistes de réflexion pour dynamiser le commerce local

    Commerces de proximité 2.2012.jpg 

    Les travaux du RER à Genval et Rixensart, l’implantation de nouveaux commerces aux Papeteries de Genval, les problèmes de mobilité et de parking, sont tant d’éléments qui fragilisent les commerces de détail. A Rosières, par exemple, ‘les habitants souffrent du manque de commerces de proximité. Donc pas de pain frais le matin. Quant aux fruits et légumes, il faut courir loin, vers des centres commerciaux’ (voir l’article de Jacques DE WOLF publié le 27 septembre 2010 dans nos carnets de Proximité).

    PROXIMITÉ veut y remédier lors de la prochaine législature et lancera des initiatives en la matière, en espérant que d’autres groupes y adhèreront.

    C’est pourquoi, ce jeudi 23 février 2012, une délégation de PROXIMITÉ a rencontré quelques commerçants du centre de Rixensart. Ils nous ont fait part de leurs difficultés, inquiétudes et espérances. Et de réfléchir ensemble à des solutions : il y va de l’avenir des habitants de notre commune et du secteur tertiaire.

    De cette rencontre résulte que les commerçants

    1. Espèrent une meilleure prise en compte de leurs difficultés et problèmes par l’autorité communale

    2. Souhaitent pour la prochaine législature la désignation d’un échevin qui aura e.a. le commerce dans ses attributions et qui s’y impliquera en développant de nouvelles initiatives (coordination sur le type de commerces, lutte contre la désertification commerciale, accès aux appels d’offre communaux, communication, …)

    3. Attendent la diffusion du nouveau Règlement de Police, voté par le Conseil communal du 28 mai 2008

    4. Attendent que des mesures concrètes soient prises (agent de quartier, agent constatateur) afin de remédier au sentiment d’insécurité dans le centre (délinquance, braquages) et à la recrudescence des incivilités (non respect de la zone bleue, propreté)

    5. Proposent une révision de la réglementation communale pour les magasins de nuit

    6. Attendent depuis 2006 le feu vert communal pour la mise en place d’un Réseau d’Information de Quartier ‘Indépendants centre Rixensart’ (RIQ)

    7. Espèrent que la SNCB respectera son engagement initial de mettre les nouveaux parkings RER gratuitement à la disposition de la clientèle du centre de Rixensart et ce, pendant les week-ends.

    8. Aspirent à une identité propre au commerce local, toutes entités confondues.

    Fort de ces éléments, PROXIMITÉ a soumis quelques pistes de réflexion qui ont été prises en compte par les commerçants. L’une d’entre elles consiste en la création à Rixensart d’une AGENCE DE DEVELOPPEMENT LOCAL (1), réservée à des communes de moins de 40.000 habitants. Rixensart peut donc en demander l’agrégation (2) auprès du Gouvernement wallon et bénéficier de subventions (3), à hauteur maximum de 63.000 euros dans le cas de l’engagement d’un agent de niveau 1 et d’un agent de niveau 2+.

     

    AGENCE DE DEVELOPPEMENT LOCAL

    commerce local,agence de développement local,chèques commerces,commerce de proximité communalAprès un diagnostic du territoire découlant notamment d'une étude AFOM (Atouts, Faiblesses, Opportunités, Menaces), l'ADL rassemble les acteurs locaux, - élus, citoyens, professionnels de l'économie, du social, de la culture, du cadre de vie, dans un partenariat pour révéler, faciliter et développer des projets locaux prioritaires définis dans un plan d'actions. Missions : (4).

    Concrètement, l’ADL rixensartoise pourrait dans un premier temps

    • développer un marketing collectif au profit du commerce local

    • créer une plate-forme d’information du commerce de proximité

    • émettre des chèques commerces (5)

    • louer des espaces commerciaux vides pour y ouvrir provisoirement un espace d’exposition ou de rencontres, ou pour les mettre ponctuellement à la disposition du monde associatif rixensartois

    • produire un encart publicitaire réservé aux commerces de détail dans le Rixensart Info

    • coordonner et/ou créer des événements

    In fine, l’ADL pourrait jouer un rôle important afin de faciliter l’implantation à Rosières d’un point de vente ou commerce associé (par exemple sous forme de coopérative), ou à défaut d’une autre formule. Une enquête publique auprès des Rosiérois permettrait de déterminer leurs besoins réels.

    La création d’une Agence de Développement Local devrait apporter un réel soutien au commerce de proximité. Cette piste de réflexion mérite l’attention de tous nos acteurs communaux, qu’ils soient politiques ou économiques. Soutenir le commerce local, c’est maintenir l’activité économique et les liens sociaux.

     

    commerce local,agence de développement local,chèques commerces,commerce de proximité communalEtienne DUBUISSON et Eric de SÉJOURNETcommerce local,agence de développement local,chèques commerces,commerce de proximité communal

     

     

     

     

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    (1) L’Agence de Développement Local (ADL) est organisée sous la forme d’une asbl.

    (2) Agrément : L'agence de développement local doit être agréée par le Gouvernement pour solliciter le bénéfice des subventions.
 L'agrément est accordé pour une durée de trois ans renouvelable.

    (3) Subsides : La Région wallonne octroie une subvention annuelle qui s'élève à 63.000 EUR dans le cas de l'engagement d'un agent de niveau 1 et d'un agent de niveau 2+ ; à 58.500 EUR dans le cas de l'engagement d'un agent de niveau 1 et d'un agent de niveau 2

    (4) Missions de l'ADL

    - réunir l'ensemble des acteurs locaux dans un partenariat de développement local;

    - initier et animer ce partenariat qui associe les pouvoirs publics, les secteurs privé et associatif sur le territoire communal;

    - identifier la nature des besoins et des potentialités locales en tenant compte des aspects économiques et de la création d'emplois;

    - déterminer, dans le plan d'actions, les objectifs prioritaires et mettre en œuvre ceux-ci

    - susciter et coordonner les actions partenariales définies dans le plan d'actions;

    - utiliser prioritairement les ressources et le savoir-faire en vue de développer les capacités d'entreprises du territoire communal et de maintenir ou développer l'emploi durable;

    - participer au réseau des A.D.L. afin de contribuer aux échanges de connaissances et de bonnes pratiques acquises et appliquer celles-ci sur le territoire communal;

    - articuler le développement local avec les autres outils et organes de développement territorial de niveaux communal, intercommunal, provincial, régional, fédéral et européen

    (5) Chèques commerces. Développé avec succès depuis 2010 par la commune de Blégny, et soutenu par l’Union des Classes Moyennes, le concept des chèques commerces consiste à inviter les habitants de Rixensart à faire leurs courses auprès de leurs détaillants. Le principe en est simple : l’ADL émet les chèques commerces qui sont achetés par

    - la commune et distribués en lieu et place de subsides et avantages sociaux jusqu’alors donnés sous forme d’argent lors de remises de prix, à l’occasion de noces d’or, primes de naissance, cadeaux naissance, noces d’or, …

    - les commerçants (cadeaux, concours, …)

    - les entreprises (en remplacement des chèques-cadeaux traditionnels)

    Ces chèques ne sont échangeables que dans les commerces rixensartois. Ces derniers rentrent leur chèque à l’ADL et sont remboursés du montant du chèque commerce diminué des frais du concept (entre 4 et 8 % en référence à la commune de Blégny)

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  • GSK : la position de PROXIMITÉ en toute transparence

    gsk,glaxosmithkline,rue du tilleul,genvalSuite aux déclarations récentes du Bourgmestre sur les antennes radio de la RTBF (*) par lesquelles il a publiquement manifesté son intérêt pour le rachat du site GSK de Genval par la commune de Rixensart, PROXIMITÉ tient à préciser clairement sa position.

    Les 4,5 ha et les milliers de mètres carrés de surface de travail qui se libèreront dans la commune constituent une opportunité que les Rixensartois ne peuvent laisser passer. Sans attendre et avec la discrétion souhaitée, PROXIMITÉ s’est penché activement sur ce dossier : réunions ont été organisées et contacts avec les acteurs politiques et économiques ont été pris pour aider à faire avancer le projet et faciliter ainsi un partenariat public/privé.

    Dans l’intérêt commun, PROXIMITÉ se prononce en faveur d’une telle étude pour les motifs suivants :

    1. PROXIMITÉ estime qu’en règle générale, tout domaine important situé sur le territoire communal doit, par principe, susciter l’intérêt de l’autorité communale qui souhaite un tant soit peu pouvoir maîtriser l’aménagement de son territoire.

    2. PROXIMITÉ souhaite que la commune reste maître de cet espace qui se libère et veut éviter que ce domaine devienne l’enjeu de promoteurs immobiliers dont le seul souci de rentabilité pourrait, de facto, avoir un effet négatif sur la qualité de vie par une sensible augmentation de la densité de population.

    3. PROXIMITÉ est conscient du besoin d’une infrastructure mieux adaptée pour son administration, pour ses mouvements de jeunesse, pour différents clubs ou associations qui font le quotidien de la vie associative de la commune. Toutefois, il n’est point envisagé de couper le contact entre l’administration communale et la population par le changement brutal de localisation des services communaux. Un transfert du Service des travaux ou de l’administration du CPAS n’est pas à notre ordre du jour.

    4. PROXIMITÉ estime qu’avec des partenaires de qualité, ce site pourrait devenir un pôle d’attraction pour de nouvelles sociétés, avec possibilité d’y installer une mixité d’ateliers, bureaux et laboratoires, donc de l’emploi. La création de 300 emplois nouveaux relève aussi de la responsablilité des mandataires locaux !

    Le 28 septembre 2011, en Conseil communal, PROXIMITÉ s’est inquiété du manque d’évolution de ce dossier initié par le Bourgmestre dès juin 2011. Aujourd’hui, PROXIMITÉ répète son entière disponibilité pour participer à un groupe de travail ayant pour objectif de peaufiner une offre d’achat par le biais d’une étude financière sérieuse, prenant en compte

    - les partenariats éventuels

    - les conclusions d’un examen des possibilités financières de notre commune au travers de sa gestion budgétaire et immobilière

    - les besoins existants sur les plans administratifs, culturels et sociaux

    - les possibilités de rationalisation des services administratifs communaux.

    PROXIMITÉ se tient donc prêt à poursuivre l’étude, mais pas à n'importe quelles conditions, ni à n'importe quel prix. Notre groupe attend de son Bourgmestre qu’il réunisse rapidement un groupe de travail afin que chaque famille politique puisse exprimer ses idées et, si possible, arriver à soutenir ce projet avec une large majorité. Il y va de l’intérêt de tous les Rixensartois. 

    gsk,glaxosmithkline,rue du tilleul,emploisEtienne DUBUISSON

     

     

     


    Vos réactions sont les bienvenues via notre adresse électronique : rixensart.proximite@gmail.com).

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    (*) GSK quitte Genval (RTBF Radio, Hugues Van Peel, 14 octobre 2011)

    (**) La Commune se prépare à racheter le site de GSK à Genval (L'Avenir, Xavier Attout, 15 octobre 2011)

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