• Quels services publics pour les Rosiérois ?

    tec,de lijn,rosières,commerces de proximité

    Depuis la fusion des communes en 1977, les habitants de l’entité de Rosières souffrent de leur éloignement par rapport à un nombre de services à la population. Il s’agit entre autres de la distance entre les services communaux et les Rosiérois, du manque de commerces de proximité, de problèmes de mobilité, de ‘bpost’ qui diminue de plus en plus son offre globale au point de faire tomber son ‘e’, jusqu’au TEC qui, dernièrement encore, nous promet une augmentation du prix voyageur et une diminution des lignes.

    Imaginez-vous un instant … Rosiérois(e) et sans voiture. Où et comment faites-vous vos courses ? Les tracasseries ‘administratives’ de ces dernières années ont eu raison de notre dernier magasin de proximité, donc plus de pain frais le matin … Quant aux fruits et légumes, il faudra courir loin, vers des centres commerciaux.

    Genval semble le plus accessible, le mieux desservi. En effet, le bus 15, que nous appelons « la navette », sillonne les rues de plusieurs quartiers pour relier ensuite la gare de Genval. Du lundi au vendredi, il circule à quatre reprises de Rosières à Genval entre 6h15 et 8h45. Les magasins n’ouvrant leurs portes qu’entre 9 et 10h, il vous faudra toutefois patienter et attendre la fin de l’après-midi pour rentrer à la maison car … le premier retour vers Rosières est prévu à 16h37 à la gare de Genval. Autre possibilité, le bus 128 Rosières – Waterloo Argenteuil, qui vous dépose également à la Gare de Genval (horaire sur www.infotec.be).

    Pour se rendre à Rixensart, c’est une autre paire de manches. Combinons courses et passage à la Maison communale … un vrai parcours du combattant.

    Prenez le bus TEC 128 Rosières – Waterloo Argenteuil qui vous dépose à la gare de Genval. Changez-y de bus … le 558 vous amène à Rixensart, arrêt Route Provinciale … où une grande surface vous attend. De là, remontez à pied l’avenue de Merode jusqu’à la Maison communale. Et si vous avez le courage … poursuivez votre chemin jusqu’au centre de Rixensart. Des commerçants sympas vous y attendent. Pour le retour à la maison, faites comme le Petit Poucet, … ou continuez jusqu’à la gare de Rixensart, prenez-y le train jusqu’à Genval (horaire sur www.railtime.be), et remontez dans le bus 128 ou, en fin de journée, dans le bus 15.

    Il reste encore deux possibilités pour faire vos emplettes, toutes deux proposées par notre grand frère du Nord. En effet, beaucoup de Rosiérois empruntent De Lijn, qui les transporte directement de Rosières à l’entrée d’une grande surface à Hoeilaart ou de Rosières au centre de Wavre, … et retour. Dank U.

    Certes, d’autres alternatives existent, mais elles ne trouvent pas leur place dans la rubrique ‘services publics’ (le ‘pouce’, le vélo ou le taxi).

    Bonnes courses, sans surgelés bien sûr !

    Jacques DE WOLF

    Thématique | MOBILITÉ Édition | Eric de Séjournet © 2007-2017
  • Démocratie participative, un concept pour demain ?

    ssc,rcu,bruxellisation,densitéLa presse s’est fait l’écho de ce qui s’est passé au Conseil communal le 25 juin dernier. Je ne reviendrai donc pas sur les tenants et aboutissants qui d’ailleurs ont été longuement repris dans nos carnets de PROXIMITÉ en ligne.

    Mais je serai très clair car ce n’est malheureusement pas la première fois que la minorité se sent inutile face à une majorité qui publiquement ne porte aucun intérêt à ses propos. Je ne peux que regretter l’absence de dialogue sincère et l’attitude peu constructive, peu consensuelle de l’actuelle majorité NAP/ECOLO/UC-PS qui ont conduit, fait exceptionnel, toute l’opposition à quitter le Conseil communal. La très faible majorité (14 sièges sur 27) mise en place après les élections d’octobre 2006, représentait à tout le moins l’espoir d’un renouveau politique à Rixensart, loin des clivages idéologiques. Nous y avons cru !

    Toutefois, force est de constater qu’il n’en est rien … C’est le constat que je fais en tant que président de mon groupe. Il m’attriste plus qu’il ne me met en colère.

    En effet, en votant le Schéma de Structure Communal et le Règlement Communal d’Urbanisme la majorité a, sans aucune concertation, engagé l’avenir de toute notre commune. Agissant de la sorte, elle a, cette fois encore et publiquement démontré qu’elle ne désire pas tenir compte de l’avis de la minorité, qu’elle reste sourde aux propositions et amendements déposés de manière consciencieuse et constructive. Même si, à l’occasion de la mise sur pied de certaines commissions de réflexion, dans des domaines bien moins importants, la majorité invite tous les groupes du conseil communal à y participer, il y a lieu de se demander si ce n’est pas un paravent, un leurre ou une méthode efficace de diluer la responsabilité de gestionnaire devant l’électeur.

    Ce manque de considération n’incite pas à la quiétude et ne peut avoir comme effet que d’éloigner les Rixensartois les uns des autres. Pourtant … nombreux sont nos concitoyens qui se lassent d’attendre la concrétisation des promesses faites, qui subissent de plus en plus la multiplication des chantiers de construction, qui se plaignent de ne pas recevoir de réponse à leurs courriers, etc. Tous ces éléments risquent à terme de leur faire perdre, encore plus, confiance dans la politique. Déjà, les élections fédérales du 13 juin ont montré le fossé entre le citoyen et le politique.

    PROXIMITÉ, contre vents et marées, continuera à privilégier la politique de l’intérêt général et du bien commun aux dépends des prises de positions partisanes.

    PROXIMITÉ a encore du pain sur la planche ...

    Etienne DUBUISSON

    Thématique | AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE Édition | Eric de Séjournet © 2007-2017
  • La vision politique de PROXIMITÉ de notre cadre de vie (1)


    Rixensart gare RER B.jpg

     

    Un enjeu capital : la révision du Schéma de Structure Communal (SSC) et du Règlement Communal d'Urbanisme (RCU) !

     Vu l’importance du sujet pour tous les rixensartois, PROXIMITÉ avait demandé que cette révision soit reportée du conseil communal de mai à celui de juin. Nous estimions que l’étude finale d’un document de près de 1000 pages ne pouvait être bouclée en une semaine. PROXIMITÉ a également pris l’initiative de réunir les conseillers de la minorité pour une analyse en commun, en dehors de tout clivage social ou politique. Ensemble, nous avons présenté une série d’amendements améliorant la qualité de notre cadre de vie. Au Conseil communal de juin, tous ont été refusés de manière systématique et d’une façon telle que PROXIMITÉ a invité la minorité à quitter la séance. Ce qui fut fait. Nous reviendrons prochainement sur ces amendements, dont certains sont primordiaux, si nous voulons éviter une « bruxellisation » de notre commune.

     

     

    POURQUOI CETTE REVISION EST-ELLE IMPORTANTE ?


    Dans l’ensemble, la révision du SSC et RCU par le bureau CREAT est satisfaisante. Pourtant une de ses faiblesses est la prévalence du point de vue théorique, avec lequel sont traités les sujets, sur celui de la réalité du terrain. Les négociations autour de dossiers concernant l’aménagement du territoire sont souvent des rapports de force entre rentabilisation maximale du sol et urbanisme de qualité. On n’est plus dans l’échange d’idées, mais dans une discussion où les enjeux financiers sont, très souvent, déterminants.

    Dès lors tout manque de clarté des textes ou des chiffres, peut se révéler préjudiciable, notamment, à l’équité envers les citoyens et au bon aménagement du territoire.

    Ces deux documents doivent essentiellement servir à :

    1. Donner aux habitants un cadre de vie de qualité ;

    2. Donner aux responsables de l’Urbanisme des outils qui éradiquent au maximum les points douteux permettant de contourner l’esprit du Schéma et les obligations du Règlement.

     

    LE « PROJET DE COMMUNE »

    L’aménagement du territoire, c’est-à-dire notre cadre de vie, dépend en grande partie du projet d’identité communale qui a été choisi. Dans le SSC et le RCU, la notion de « Commune villageoise à caractère résidentiel » a enfin été intégrée à la suite de nos interventions précédentes. Cette avancée ne comble pas une première lacune, à savoir l’absence de définition du « caractère villageois ». Un exemple : lorsque le RCU dit : « qu’il tend à préserver le caractère des noyaux d’habitat ancien (Bourgeois-Mahiermont, …) », c’est déjà reconnaître, qu’ils ne seront pas à l’abri de leur destruction progressive, vu qu’on ne fera que tendre à les préserver.

    L’absence de définition du « caractère villageois » est amplifiée par une seconde lacune, qui est l’absence de projet de développement identitaire pour Rixensart. Certes, des objectifs sont formulés dans le « projet territorial communal », à savoir :

    • Orienter et maîtriser l’urbanisation et la densification de l’habitat ;

    • Gérer la mobilité et favoriser les modes doux de déplacements ;

    • Préserver le patrimoine.

    Mais ce sont des notions générales, valables pour toutes les communes. Leur mise en œuvre elle, dépend de ce qu’on appelle un « Projet de Commune», projet qui n’existe pas pour Rixensart.



    LE PROJET POUR RIXENSART : REDEVENIR UNE COMMUNE VILLAGEOISE - RESIDENTIELLE

    Redu est l’exemple type d’un village qui, il y a quelques années seulement, s’est trouvé une vocation à la fois culturelle et économique sur un thème simple: "Le Livre". A nos portes, Genval, est devenu, dans les années 1900 une station à la mode : Genval-les-Eaux, intégrant tourisme vert et développement économique. Nous devons redevenir une commune villageoise et résidentielle et non une métastase de Bruxelles.

    Ce projet doit se définir autour de quatre axes :

     

    1. Le sentiment d’appartenance

    • Arrêter le glissement lent mais continu de commune villageoise à commune urbaine.

    • Figer les limites des zones de la commune et les densités recommandées.

    • Respecter le choix des primo-arrivants qui ont choisi de s’installer dans une commune villageoise, c’est-à-dire où ils ne sont plus dans le schéma d’une urbanisation citadine.

     

    2. L’aménagement du territoire : la densité

      La densité est le nombre de logements à l’hectare selon le type de quartier, c’est l’élément capital d’un bon aménagement.

    Fixer les différentes densités non pas, comme actuellement, selon une fourchette (exemple : 25 à 45 logements à l’hectare dans les quartiers A), qui permet les abus, mais en fixant un chiffre appelé « densité recommandée » et qui ne peut être modifié que par une demande de dérogation dûment motivée (c’est un de nos amendements)

     

    3. La valorisation culturelle, touristique et économique

    • Revaloriser les sites à vocation conviviale comme les places publiques.

    • Créer des évènements récurrents mettant en valeur la commune, notamment en utilisant des bâtiments de valeur, comme la Villa "Beau-Site", en tant que centre permanent avec évènements temporaires (expositions, musiques, sciences…)

    • Favoriser le retour des activités économiques de proximité

     

    4. La qualité du cadre de vie quotidien

    Se recentrer sur l’essentiel pour le citoyen:

    • Aménager et relier les sentiers, pour recréer un réseau de déplacement alternatif au réseau motorisé

    • Aménager les rues au niveau sécurité par des réfections de qualité

    • Juguler les trafics de transit.

    • Appliquer l’urbanisme dans le respect du Projet de Commune

    • Aménager les projets immobiliers en conservant, entre autres, de grands espaces libres

     

    Toutes les communes qui ont pensé l’aménagement de leur territoire en termes de qualité en ont été récompensées par un développement de l’économie locale. Inscrivons Rixensart dans une logique similaire.

    Pour cela, il faut avoir une vision structurée et à long terme, qui redonnera à Rixensart son ancienne aura de « Perle des Ardennes brabançonnes ».

    Michel WAUTOT

  • Sport communal et publicité commerciale ...

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    Lors de la dernière réunion du conseil communal, le Collège a présenté au vote un 'Cahier spécial des charges et concession d’emplacements pour panneaux publicitaires sur un bien du domaine public', consistant à mettre à disposition pour publicité commerciale une quarantaine de surfaces murales de 3 à 4 m2 des salles de notre complexe sportif, y compris la piscine, afin de compléter le financement de nos clubs de sports. Au nom du groupe PROXIMITÉ, j’ai fait remarquer qu’avant de discuter le détail des cahiers des charges, il conviendrait de se prononcer d’abord sur le bien-fondé de la publicité commerciale dans des locaux communaux.

    C’est un vieux débat. Dans certaines communes, la publicité envahit tous les domaines et finance même le bulletin d’information ! Notre ‘Rixensart Info’ reste heureusement, pour l’instant, à l’abri de toute publication commerciale et PROXIMITÉ s’en réjouit. Cette politique de recherche de qualité et de promotion des activités locales, - sports, culture, enseignement, vie associative, etc -, favorisant la vie de notre communauté, a été suivie par toutes les majorités communales depuis la création du grand Rixensart en 1977 jusqu’à ce jour.

    Pourquoi vouloir, aujourd’hui, introduire la publicité commerciale dans nos locaux communaux ? Le bourgmestre m’a répondu que 'le bénéfice attendu du projet de publicité commerciale au complexe sportif serait de 10 000 à 12 000 euros par an'. Ce montant n’est-il pas dérisoire quand on sait que la commune dépense chaque année 1 200 000 euros pour le sport, dont 800 000 pour le fonctionnement et 400 000 pour les infrastructures.

    Le 25 août dernier, le conseil a choisi par 25 voix contre 3 (PROXIMITÉ) d’introduire la publicité payante sur les murs du complexe sportif. Ce mince apport, loin d’être acquis, ne représente en fait qu’1 % du budget communal pour les sports. Aussi PROXIMITÉ estime-t-il que c’est anti-éducatif et peu sportif de mettre le doigt dans cet engrenage


    Michel COENRAETS

    ● Voir l'article de Xavier Attout dans L'Avenir du 8 septembre 2010 

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