• PROXIMITÉ veille

    Conseil communal du 25 novembre 2009 - CPAS.JPGLe Collège communal (NAP/ECOLO/UC-PS) a, une fois encore, commis l'erreur de présenter, au vote des conseillers, un dossier du CPAS incomplet. Heureusement, PROXIMITÉ veille au respect de la légalité. A nouveau, le manque de contrôle de la direction du CPAS, maintes fois souligné, a été constaté en séance publique du conseil communal.

    En effet, la première modification budgétaire du CPAS pour l'exercice 2009 a été présentée au vote sans qu’un avis ne soit émis par les responsables budgétaires du Centre d'aide sociale. Inquiet, PROXIMITÉ a interpellé le Collège à ce sujet et a fait remarquer que chaque modification budgétaire communale est toujours accompagnée d'un avis émis par le Receveur communal, le Secrétaire communal et l'Echevin des finances. En conséquence, une telle obligation semblait logiquement applicable au CPAS.

    Une conseillère communale NAP (le parti du bourgmestre) intervint et indiqua que PROXIMITÉ avait raison … Interruption de séance … la majorité se concerta. Puis le bourgmestre admit que cet avis était légal donc obligatoire. Sur ce, le point présenté n'a pu être voté. Toute la procédure sera recommencée et la modification budgétaire sera à nouveau soumise au vote des membres du Conseil du CPAS et enfin reportée au prochain conseil communal de décembre. La Présidente du CPAS (UC-PS) s'est empressée de rejeter la faute sur son administration.

    Ce dernier avatar administratif est une nouvelle preuve de la mauvaise gouvernance au CPAS, décriée par PROXIMITÉdepuis près de trois ans.

    Etienne DUBUISSON

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  • De plus en plus de jeunes dans notre CPAS

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    E
    n tant que Conseillère du Centre Public d’Action Sociale pour PROXIMITÉ, je suis interpellée par le nombre croissant de jeunes de moins de 25 ans, et de jeunes filles seules avec enfants, qui poussent la porte de notre CPAS pour demander de l’aide. C’est un phénomène qui touche la Wallonie et Bruxelles !


    En région wallonne,
    12000 jeunes de moins de 25 ans (soit 1 jeune sur 25 dans la tranche d’âge des 18 à 25 ans) dépendent directement d’un CPAS. Ils représentent près d’un tiers des bénéficiaires du droit à l’intégration sociale :


    - 970 euros par mois pour un chef de famille

    - 725 euros pour un isolé

    - 483 euros pour un cohabitant

    Ce Revenu d’Intégration 
    Sociale (RIS) lui est attribué à condition de bénéficier de revenus insuffisants et d’être disponible sur le marché du travail ou d’être étudiant.

     

    Depuis 2002, la loi permet à des jeunes aux études de bénéficier de l’aide des CPAS jusqu’à 25 ans. Ces jeunes sont suivis par les assistantes sociales tant au niveau de leurs études que de leur recherche d’emploi. Ils ont accès aux services du CPAS pour autant qu’ils souscrivent à un Projet Individualisé d’Intégration Sociale (PIIS), un contrat dans lequel ils s’engagent à suivre une formation, à terminer leurs études, à décrocher un emploi…

    'L’esprit de la loi, c’est qu’il n’est pas question d’aider les jeunes sans leur demander une forme de contrepartie', précise Philippe Defeyt, président du CPAS de Namur et coauteurd’une étude sur les Jeunes et les CPAS en Wallonie. Il est normal de leur fixer des obligations par rapport à la collectivité qui les soutient.

    Au CPAS de Rixensart, un agent d’insertion propose aux jeunes de trouver des formations, de les aider dans leur recherche de travail en collaboration avec la Maison de l’Emploi.

    30 % des jeunes en Wallonie n’ont pas achevé leurs études secondaires et arrivent sur le marché du travail peu qualifiés. C’est ce que je constate dans les dossiers des jeunes que nous traitons au Comité. Mon souci dans mon travail de conseillère au sein du Comité de l’aide sociale et surtout vis-à-vis des jeunes (qui vivent parfois des situations très difficiles), est de ne pas en faire des « assistés » mais de les aider à se réinsérer socialement et professionnellement. Mais ces douze derniers mois, je constate également que remettre les personnes au travail devient de plus en plus difficile. Les dossiers à suivre sont de plus en plus nombreux et complexes. Les personnes cumulent différents types de problèmes.

    Malgré que nos assistantes sociales fassent un travail remarquable pour essayer de permettre à un maximum de personnes de vivre dans la dignité, j’estime qu’il faudrait, au CPAS de Rixensart, plus d’agents d’insertion. Et innover
    , en proposant du jobcoaching pour mieux les aider. En effet, beaucoup trop de jeunes ont décroché suite à des problèmes familiaux ou autres et ont des difficultés à se trouver immédiatement sur le marché du travail. Ils doivent pouvoir retrouver confiance en eux et dans leurs capacités, retrouver un biorythme. Un jeune évolue en fonction de l’image qu’on a de lui.

    Pourquoi ne pas leur proposer une semaine de formation ou de jobcoaching et qui conditionne le revenu d’insertion ? On fait le point avec eux, où en sont-ils, quels sont leurs projets, que vont-ils mettre en place pour y arriver…. Tout en leur précisant que pour arriver à quelque chose dans la vie, il faut faire un effort !


    Micheline MARION


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